Projets trans-axiaux

 

OHMI, Observatoire Hommes-Milieux International Nunavik (2013 - )

 

Les Observatoires Hommes-Milieux (OHM) étudient les socio-écosystèmes et ont été initiés par l’Institut Ecologie et Environnement (INEE) du CNRS. Outils de promotion de recherches interdisciplinaires, les OHM favorisent et organisent autour d’un objet d’étude commun, les interactions entre les sciences de la géosphère, de la biosphère, les sciences de l’homme et de la société. Les OHM mettent en place des outils dédiés au stockage, à l’interopérabilité et à la pérennisation des données scientifiques. L’OHMI Nunavik est le 8ième du réseau des OHM et fait partie du dispositif DRIIHM. Le Nunavik est le territoire du Québec au nord du 52e parallèle et s’étend de la forêt boréale à la toundra désertique. On y retrouve 14 communautés Inuit, des aires protégées, deux hordes de caribou et des mines en exploitation. L’OHM-I (international) Nunavik ou projet Tukisik (comprendre ensemble) a été créé en 2012 par l’Institut Ecologie et Environnement du CNRS (INEE) et le Centre d’études nordiques (CEN). Les partenaires privilégiés sont le Service des ressources renouvelables, de l’environnement, du territoire et des parcs de l’Administration Régionale Kativik (ARK) et le Département du développement des ressources de la Société Makivik. Le fait structurant de Tukisik est la volonté des communautés résidentes de prendre en main la gestion de leurs ressources et le développement de leur territoire. L’événement fondateur est lié aux impacts cumulatifs du changement global (climatique, économique, social). Les projets de recherche se développent en collaboration avec les communautés Inuits et les institutions nordiques autour des thèmes suivants : la sécurité et l’autosuffisance alimentaire, la santé et le bien-être chez les Inuit et leur lien avec l’environnement, les impacts du développement minier sur les hommes et leurs milieux, l’analyse des risques naturels et la vulnérabilité des utilisateurs des Parcs, la place des espaces protégés pour les populations Inuit.

 

Hudsonie21 (2014 - )

Responsable: Najat Bhiry

 

Hudsonie21 vise à réaliser une analyse intégrée des changements et des conséquences
socio-économiques et environnementales des changements au cours du 21e siècle sur le
secteur est de la baie d'Hudson jusqu'à la limite nord de la baie James. Le projet s'appuie
sur les études classiques menées par les chercheurs du CEN dans les années 60s à
Whapmagoostui-Kuujjuarapik (WK). Cette région connaît actuellement des changements
rapides avec des impacts sur les paysages tels que la fonte du pergélisol, et sur les
écosystèmes (par ex., une expansion vers le nord des arbres et arbustes ; de nouvelles
espèces animales de plus en plus répandue, notamment le boeuf musqué et l'orignal). La
région connaît aussi un développement socio-économique rapide. La station à WK sera la
plaque tournante de ces activités, avec des emplacements secondaires aux stations du
CEN à Radisson, Umiujaq, Lac à l'Eau Claire et Boniface.

 Onze projets on été financés au printemps 2015. Vous pouvez lire ici le résumé des projets.

 

Gradient Nordique (2014 - )

Responsable: Joël Bêty

 

Le réseau de neuf stations de recherche du CEN et ses 110 stations de suivi
environnemental s'étalent le long d'un gradient remarquable, couvrant des régimes
climatiques très diversifiés et des zones écologiques contrastantes sur plus de 3500 km,
du haut de la forêt boréale (Radisson) à la forêt et la toundra arbustive (WK, Umiujaq, Lac
à l'Eau Claire, Rivière Boniface), à la véritable toundra (Salluit, Nettilling Lake) et
finalement jusqu'au désert polaire arctique (l'île Bylot, l'île Ward Hunt). Ce projet
d'intégration vise à faciliter l'accès à ces sites et à coordonner la collecte des observations
environnementales le long de ce gradient latitudinal de 30 degrés, afin de mieux
comprendre et prévoir l'impact les changements environnementaux sur les géoécosystèmes
nordiques.

 

ADAPT, Arctique en Développement et Adaptation au Pergélisol en Transition (2011-2016)

 

ADAPT regroupe une équipe de 15 chercheurs et experts canadiens en recherche
arctique avec des partenaires nationaux et internationaux qui travaillent ensemble afin de
définir les implications des changements de conditions du pergélisol et de l'enneigement
affectant les écosystèmes nordiques, au bénéfice des communautés et des industries qui
dépendent des ressources naturelles. L'hypothèse du projet est : l'eau liquide joue un rôle
prédominant dans les systèmes pergélisolés en conduisant la chaleur et en transportant
les sédiments, le carbone organique et les microorganismes. Si cette hypothèse s'avére
confirmée, il sera nécessaire de revoir nos concepts et nos pratiques par rapport à la
gestion et l'aménagement des systèmes pergélisolés dans le contexte actuel des
changements accélérés. Nous arriverons à mieux comprendre et prévoir les chaînes de
processus de dégradation du pergélisol sur le terrain, lesquelles ne se prêtent pas encore
aux simulations numériques traditionnelles.

 


 

Autres projets du CEN :

Observatoire québécois de la biodiversité (2014 - )

Avativut, la science au Nunavik, un apprentissage en lien avec le territoire  (2012 - )

Réseau Immatsiak, pour la surveillance des eaux souterraines au Nunavik (2010 - 2013)

Caribou Ungava, étude des populations de caribou migrateur du Québec-Labrador (2009 - )

ArcticWOLVES, Arctic Wildlife Observatories Linking Vulnerable EcoSystems (2007 - 2012)

IPY MERGE, écosystèmes microbiens arctiques (2006 - 2009)

Projet Salluit, travaux liés au pergélisol de la région de Salluit, Nunavik (2002 - )

Projet Île Bylot, études écologiques et suivi environnemental à l'Île Bylot (1988 - )