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Zahed Shakeri

 

Étudiant 3è cycle

Département de biologie, chimie et géographie, UQAR

Campus de Rimouski
300 Allée des Ursulines
UQAR
Rimouski
Québec, Canada
G5L 3A1

4187231986 poste 1662
zahed.shakeri@uqar.ca

 

 


 
 
 

Projet de recherche

La variabilité naturelle de l'activité des feux dans la région de La Grande dans le contexte du réchauffement climatique

Introduction

Le feu est la perturbation la plus importante dans la forêt de taïga canadienne. Bien que de nombreux modèles prévoient des taux de feux plus élevés en raison du climat plus chaud et plus sec dans un proche avenir, nous avons quand même besoin de données plus détaillées sur les intervalles réels des feux dans différentes conditions climatiques, physiographiques et hydrologiques.

 

Dans cette étude, je reconstruirai un gradient d'activité des feux (taille et intervalles des feux) des 200 dernières années. Cette étude nous aidera à mieux comprendre la relation entre le feu et la forêt dans le contexte du changement climatique.

 

Sites d'études

 

La zone d'étude est le complexe hydroélectrique La Grande entre les latitudes 51° et 55° N et la longitude 70° O et la rive est de la baie James dans le nord du Québec. Ce territoire comprend 11 plans hydroélectriques et de nombreuses infrastructures associées dont des lignes à haute tension, des aéroports, des résidences, des routes et environ 15 000 habitants autochtones. La région appartient à la formation géologique du Bouclier canadien et se caractérise par une végétation de taïga avec de nombreux lacs et un système hydrologique complexe. L'épinette noire et le pin gris sont de loin les essences d'arbres les plus dominantes.

 

Matériel et méthodes

 

Les données d'incendie seront recueillies en utilisant des cellules contiguës de 2 km × 1 km du km 200 au km 500 de la route trans-taïga. Chaque cellule sera complètement couverte pour localiser les groupes d'arbres avec des cicatrices de feu sur les arbres vivants, les chicots et les débris ligneux. L'imagerie satellitaire sera utilisée pour localiser les anciennes limites d'incendies afin de trouver des dépôts de cicatrices. Plusieurs cicatrices seront échantillonnées (coupe transversale du tronc), pour obtenir au moins deux dates identiques pour chaque feu. Les cicatrices sur les arbres vivants seront datées en comptant les années calendaires et les arbres morts seront datés pour déterminer l'année des cicatrices d'incendies historiques (au moins 200 ans).

 

Résultats attendus

 

Cette étude nous aidera à mieux comprendre l'impact du feu sur les peuplements forestiers subséquents et sur les îlots forestiers non brûlés. À cet égard, nous allons répondre aux questions suivantes:

1- Comment le feu affecte-t-il la croissance des arbres dans les zones non brûlées ?

2- Comment les régimes météorologiques synoptiques influent-ils l'activité des feux au niveau du biome boréal ?

3- Pourquoi y a-t-il si peu de basculements de végétation dans les secteurs les plus exposés au feu de la forêt boréale ? Et à quoi devons-nous nous attendre à l'avenir dans le contexte du changement climatique ?

Le résultat de cette étude est une étape essentielle d'un projet plus vaste financé par le CRSNG, Ouranos, Hydro Québec et Manitoba Hydro.

 

 
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