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Vincent Taillard

 

Étudiant 3è cycle

Centre Eau-Terre-Environnement, INRS-ETE

Centre Eau Terre Environnement
490, rue de la Couronne
INRS-ETE
Québec
Québec, Canada
G1K 9A9

4186542500 poste 2415
vincent.taillard@ete.inrs.ca

 

 


 

Direction

 
 

Projet de recherche

Matériaux contaminés, développement d’un traitement sur site par des méthodes physico-chimiques et réaction d’oxydo-réduction

À l’échelle mondiale, il existe un nombre considérable de sites dont les sols ou les eaux souterraines sont affectés par une contamination métallique ou mixte, soit à la fois par des métaux (Pb, Cd, Cu, Zn, etc.) et des composés organiques hydrophobes (COH). Cette problématique constitue un enjeu de taille pour les municipalités et les promoteurs immobiliers, ainsi que pour les divers ministères et agences responsables dans tous les pays industrialisés et en développement. À titre d’exemple, entre 2004 à 2019, le gouvernement Canadien affectera près de 4 milliards de dollars à l'évaluation, à la gestion et à l'assainissement des sites contaminés dont il est responsable. La méthode de gestion la plus courante reste la gestion par enfouissement: le sol est excavé puis confiné dans un centre autorisé. Ce mode de gestion consiste en un déplacement de la problématique visée, elle est simple et rapide à mettre en place. En revanche, elle ne permet pas de résoudre la problématique et implique de transporter le sol sur de grandes distances.

Dans la région de l’arctique Canadien, cette problématique est bien connue et a été déclarée sérieuse aux yeux des gouvernements du Canada et de la Russie (Yang et al., 2009; Chuvillin et al., 2000). Bien qu’il existe de nombreuses technologies disponibles dans le sud de la province, le contexte de région froide éloignée rend la majeure partie de ces technologies difficile voire impossible à implanter et à opérer. En effet, les ressources locales sont limitées, les coûts de transports élevés, et les interventions doivent se faire sur site. Enfin, les conditions d’opération sont très difficiles en raison du contexte climatique, des contraintes de terrain et des fortes concentrations en matière organique et en fer (Sherwood et Cassidy, 2014). Dans de trop nombreux cas, les sols sont donc excavés, ensachés puis envoyés dans des centres d’enfouissement dans le sud par bateau et à gros frais.

Une autre problématique est celle des fines particules (< 10 mm) produites par les centres de tri de déchets de construction, rénovation et démolition (CRD) au Québec. Les technologies disponibles ne sont pas en mesure de séparer, de manière compétitive, les différents matériaux valorisables dont sont constituées ces fractions. Celles-ci sont donc gérées dans des centres d’enfouissement sans effort de traitement ni de valorisation. Cependant, ces dernières années des études ont mis en évidence le lien entre la présence de fortes concentrations en matière organique et en sulfate de calcium (gypse) dans le matériel enfoui et la genèse de gaz toxiques (H2S, CH4) au niveau des centres d’enfouissement (Nunes et al., 2009; Geraldo et al. 2017). La gestion de ces gaz étant couteuse et problématique, les centres refusent de plus en plus ces fines particules de CRD qui sont également contaminées par des composés organiques et des métaux (fer, cuivre, zinc, etc.).

L’objectif principal du projet consiste à développer un procédé global en mesure de traiter les sols contaminés affectés par les déversements d’huile à chauffage dans les villages du Nunavik de Puvirnituq et/ou Inukjuak. Une technologie in-situ sera développée et appliquée au niveau des sols contaminés situés sous les bâtiments tandis que la technologie METOX® sera développée en y ajoutant une étape d’oxydation chimique puis appliquée au niveau des sols situés autour des bâtiments concernés. L’objectif secondaire du projet consiste à tester et développer la technologie METOX® pour permettre le traitement et la valorisation des fines particules issues des centres de tri de déchets de CRD comme celui de Trois rivières au Québec.

 

Ce projet de recherche réalisé en collaboration avec le Gouvernement Régional Kativik (GRK), l’Office Municipal d’Habitation Kativik (OMHK) et la compagnie Bellemare Inc. permettra la mise au point de ces technologies pour les amener au seuil de la démonstration technologique et pourront par la suite être commercialisées.

Yang, S.-Z., et al. (2009): Bioremediation of Oil Spills in Cold Environments: A Review. Pedosphere 19(3): 371-381. Chuvilin, E., et al. (2000): The use of permafrost for the storage of oil and oil products and the burial of toxic industrial wastes in the Arctic. Polar Record, 36(198): 211-214. doi:10.1017/S0032247400016478. Sherwood, M. K. and D. P. Cassidy (2014): Modified Fenton oxidation of diesel fuel in arctic soils rich in organic matter and iron. Chemosphere 113(Supplement C): 56-61. Nunes, K.R.A., et al. (2009): Reverse logistics in the Brazilian construction industry. Journal of environmental management 90: 3717-3720. Geraldo, R.H., et al. (2017): Gypsum plaster waste recycling: a potential environmental and industrial solution. Journal of cleaner Production 164: 288-300.

 
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