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Marianne Valcourt

 

Étudiante 2è cycle

Département de biologie, Université Laval

Pavillon Alexandre-Vachon
1045 avenue de la Médecine
Université Laval
Québec
Québec, Canada
G1V 0A6

418.732.1744
marianne.valcourt.1@ulaval.ca

 

 


 
 
 

Projet de recherche

Utilisation de l'habitat par les lemmings à différentes échelles spatiales dans le Haut-Arctique

Plusieurs micromammifères ont un rôle essentiel dans le réseau trophique de plusieurs écosystèmes dans le monde et l’arctique n’en fait pas exception. Ayant une grande influence sur ses prédateurs et les autres proies qu’il côtoie, le lemming est un de ces micromammifères qui joue un rôle primordial dans la chaîne alimentaire de l’écosystème terrestre arctique. Dû à l’influence que le lemming peut avoir sur le reste du réseau trophique, l’étude des populations devient primordiale. Cependant, nous connaissons peu de choses sur les facteurs qui influencent la répartition spatiale des lemmings dans leur habitat. Les lemmings ont besoin de protection contre les prédateurs, de protection contre le froid par un couvert neigeux adéquat en hiver et doivent avoir accès à de la nourriture de qualité. Ces besoins de base seront particulièrement affectés par les changements climatiques puisque l’augmentation de la température globale a déjà un effet sur la croissance des plantes et la qualité et l’abondance de la neige.

Ce projet a donc pour but de caractériser l’utilisation de l’habitat par les lemmings bruns (Lemmus trimucronatus) et les lemmings variables (Dicrostonyx groenlandicus) dans le Haut-Arctique, à différentes échelles spatiales, de l’ordre de quelques dizaines de mètre à plusieurs kilomètres. À petite échelle, l’objectif sera de déterminer l’influence des éléments biotiques (e.g. plantes) et abiotiques (e.g. topographie, neige) sur l’utilisation des micro habitats. À plus grande échelle, l’objectif visera surtout à comprendre comment la répartition des deux espèces varie selon l’habitat.

La station de recherche du CEN à l’île Bylot au Nunavut est un site exceptionnel pour y étudier la faune terrestre arctique et des chercheurs(euses) y font des recherches depuis déjà plusieurs décennies. L’utilisation de l’habitat à fine échelle par les lemmings sera comparée entre les années de forte et de faible abondance, ainsi qu’entre les milieux humides et mésiques. Pour déterminer quels facteurs biotiques ou abiotiques influencent l’utilisation de l’habitat des lemmings, nous mettrons en relation le nombre de capture par trappe avec les caractéristiques de l’habitat autour du piège comme les plantes présentes, la propension du sol à favoriser le creusage de terriers, la microtopographie et la neige (épaisseur en hiver et persistance au printemps). Ces variables seront échantillonnées lors des étés 2019 et 2020. Dans un deuxième temps, pour l’utilisation de l’habitat à grande échelle, quatre sites de la plaine sud de l’île Bylot séparés entre eux jusqu’à 45 km, seront comparés. Les variables d’habitat considérées à cette échelle seront le type de sol, le milieu dominant (e.g. humide ou mésique), la composition floristique dominante et l’enneigement hivernal.

Ce projet permettra de mieux comprendre comment les lemmings occupent l’espace et comment ils peuvent accéder aux ressources nécessaires à leur survie. Ces nouvelles connaissances permettront de mieux appréhender comment les changements climatiques affecteront ces micromammifères à différentes échelles spatiales. Il sera ainsi possible de prendre des décisions plus éclairées quant à la conservation et la gestion de cet environnement fragile qu’est l’arctique ainsi que la faune qui l’habite.

 
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