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Éliane Duchesne

 

Étudiante 2è cycle

Département de biologie, chimie et géographie, UQAR

Campus de Rimouski
300 Allée des Ursulines
UQAR
Rimouski
Québec, Canada
G5L 3A1

418.723.1986 poste 1908
eliane.duche@gmail.com

 

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Projet de recherche

Variations spatio-temporelles des communautés d'oiseaux nichant dans la toundra arctique : effet des interactions biotiques

Les écosystèmes terrestres arctiques sont souvent sujets à des variations temporelles de la biodiversité. À ce titre, les cycles d’abondance de lemmings sont bien connus et étudiés à travers l’Arctique. Les fluctuations dans l’abondance de leurs principaux prédateurs sont aussi connues, mais l’information sur les fluctuations dans l’abondance des autres vertébrés et sur les mécanismes qui les régissent est limitée. La toundra arctique comporte également une certaine hétérogénéité spatiale dans la répartition de la biodiversité. Les lacs et les milieux humides, par exemple, semblent être des habitats refuges pour certaines espèces vulnérables à la prédation. Également, la présence de grandes colonies d’oiseaux migrateurs, comme la grande oie des neiges, semble avoir un effet agrégatif sur les prédateurs et un effet négatif sur d’autres espèces d’oiseaux. L’information sur ces fluctuations spatiales est toutefois éparse et les mécanismes qui les expliquent sont parfois manquants.

Mon projet vise à décrire les variations spatio-temporelles des communautés d’oiseaux nichant dans la toundra arctique dans le but d’identifier certains des mécanismes sous-jacents à ces variations. Plus spécifiquement, je vais vérifier si la présence d’habitats refuges (tels que les milieux humides ou les bandes graveleuses riveraines) influence les variations spatio-temporelles de certaines espèces aviaires. Le projet est basé sur les données provenant du suivi écosystémique à long terme (> 25 ans) de l’île Bylot (73°N, 79°W; NU). La première étape du projet consistera à utiliser les données d’observation des espèces aviaires nicheuses (suivis de nidification et transects de biodiversité) pour obtenir des indices d’abondance annuelle et de distribution spatiale dans l’aire d’étude. La deuxième étape consistera en l’inventaire et la caractérisation des refuges anti-prédation de la zone d’étude à l’aide d’images satellites et de caractérisation sur le terrain. La dernière étape consistera à tester si l’utilisation d’un refuge par une espèce influence sa distribution spatiale ainsi que son abondance annuelle.

Ce projet s’inscrit dans une volonté de mieux comprendre les effets des interactions biotiques sur la biodiversité arctique, particulièrement dans le contexte actuel de changements globaux qui tendent à modifier les interactions biotiques existantes dans les écosystèmes.

 
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