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Victor Renaud

 

Étudiant 2è cycle

Département de biologie, Université Concordia

Henry F. Hall Building
1455, boulevard de Maisonneuve
Université Concordia
Montréal
Québec, Canada
H3G 1M8

581.777.3863
victorrenaud42@gmail.com

 

 


 

Direction

 
 

Projet de recherche

La mesure de l'impact des changements climatiques par la distribution d'espèces bioindicatrices d'arthropodes dans différents milieux du Québec

Introduction

 

Les changements climatiques ont des impacts sur plusieurs facteurs abiotiques influençant les différents processus écologiques des milieux humides, forestiers et toundriques du Québec. Plusieurs outils de mesure ne visent qu'un seul facteur à la fois et ne prennent pas en compte la réponse biologique des communautés de ces milieux. Il est donc nécessaire de développer un outil de mesure de l'impact des changements climatiques utilisant la réponse biologique des espèces habitant ces écosystèmes afin de mesurer les variations des facteurs abiotiques et de pouvoir anticiper les changements à venir.

 

 

L’objectif de ce projet est d’identifier de bonnes espèces indicatrices de changements à l’intérieur de certains groupes d’arthropodes. Je travaille à identifier des espèces dont la distribution et l’abondance est fortement influencée par des variations des facteurs abiotiques comme la température, les précipitations, la durée de la saison estivale, etc. Les espèces dont la distribution ou l’abondance démontrent une sensibilité accrue à un ou plusieurs facteurs abiotiques seront retenues comme espèces bioindicatrices de ce facteur. Finalement, un changement de la distribution ou de l’abondance d’un de ces bioindicateurs nous permettra d’identifier quel facteur abiotique est le plus touché dans une région donnée et donc d’anticiper les principaux impacts des changements climatiques sur ces écosystèmes. Les arthropodes pertinents à étudier pour ce projet sont les araignées, les coléoptères et les fourmis en milieu forestier et toundrique ainsi que les odonates et papillons en milieu humide.

 

Sites d'études

 

Étant donné que ce projet fait partie du suivi de la biodiversité du Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec (MFFP) il est important de développer des indicateurs fiables pour toutes les latitudes du Québec. Les sites d’études sont les milieux humides, forestiers et toundriques. Parmi les insectes pertinents à étudier, on retrouve les insectes du sol de la forêt tempérée au sud du Québec jusqu’à ceux de la toundra au Nord. Quant aux milieux humides, les milieux nous intéressants sont les tourbières et les marécages. Ce projet vise la toundra non perturbée et les tourbières ombrotrophes vierges afin de développer des indicateurs fiables pour le Nord de la province. Plus précisément, certains sites au Nunavik proches de Salluit et Tasiujaq ont déjà été échantillonnés par le MFFP et idéalement nous avons l’intention de faire l’inventaire des tourbières ombrotrophe et de la toundra adjacente près de Kuujjuaq et Kangiqsualujjuaq (Nunavik).

 

Matériel et méthodes

 

L’échantillonnage comprend deux étapes: celle des insectes du sol en milieux forestiers/toundriques et celle des odonates et papillons en milieux humide. Les insectes du sol sont récoltés avec des pièges fosses mis en place pour une durée de 1 mois. Chaque parcelle d’échantillonnage comprend 8 pièges fosse disposés de manière circulaire afin de couvrir une surface de 400 m2. Les insectes en milieux humides sont échantillonnés au filet entomologique selon une version modifiée de la méthode Pollard. À chaque site, une placette circulaire d’inventaire de 5000 m2 est délimitée couvrant un maximum de microhabitats afin d’être représentative. La chasse active consiste à la capture au filet entomologique d’odonates et de papillons de jour pendant une période définie et à l’intérieur de la placette. Les spécimens capturés sont photographiés; le premier de chaque espèce est conservé comme référence, les suivants sont relâchés afin d’avoir un impact minimal sur le milieu d’étude.

 

Résultats attendus

 

Les espèces ayant une bonne valeur bioindicatrice seront des espèces ayant une tolérance faible aux variations d’un ou plusieurs facteurs abiotiques. Ensuite, un bioindicateur fiable doit appartenir à un groupe taxonomique diversifié dans le milieu d’étude. Finalement, les espèces ayant une haute capacité de dispersion sont de meilleurs bioindicateurs à cause de leur capacité à coloniser de nouveaux habitats. Nous nous attendons que les araignées et coléoptères soient de bons bioindicateurs de la toundra, à cause de leur habileté à se disperser et leur diversité. Par contre, l’utilisation des fourmis au-delà de la ligne des arbres est limitée. En milieu humide, les odonates devraient être de bon bioindicateurs durant la saison estivale, car ils sont des prédateurs de nombreux autres insectes volant comme les mouches. Nous croyons, que l’utilisation des papillons est limitée par la faible disponibilité des végétaux et la courte saison estivale qui nuit à leur développement.

 

 
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