Accueil | Nos membres | Nous joindre | English | |  

Catherine Marois

 

Étudiante 2è cycle

Département de biochimie, microbiologie et bio-informatique, Université Laval

Pavillon Charles-Eugène-Marchand
1030 avenue de la Médecine
Université Laval
Québec
Québec, Canada
G1V 0A6

418.952.0379
catherine.marois.2@ulaval.ca

 

 


 
 
 

Projet de recherche

Diversité des populations microbiennes des lacs de la vallé de Stuckberry (Nunavut, Canada) dans un contexte de changements climatiques

La température globale augmente deux fois plus rapidement en Arctique qu’ailleurs. Une meilleure compréhension des régions polaires est donc cruciale afin de de détecter et de discerner les conséquences éminentes des changements climatiques. Devant cette problématique, ce projet se concentre sur l’impact de ces dérèglements sur les populations microbiennes (bactéries, archées, eucaryotes, virus) puisqu’elles forment la plus grande biomasse de l’océan Arctique et jouent des rôles considérables dans les cycles biogéochimiques.

La vallée de Stuckberry (82° 54’N; 66° 58’O), située sur la rive nord de l’île d’Ellesmere (Nunavut), a subi les effets d’une importante variabilité climatique au cours de l’Holocène. Le glacier principal s’est retiré, et quatre lacs se sont formés et séparés graduellement de l’océan Arctique par le phénomène de rebond postglaciaire. L’objectif central du projet est de caractériser la diversité microbienne de ces milieux aquatiques changeants de l’Arctique. Cette étude comparera la biodiversité des quatre lacs selon les profondeurs distinctives de la colonne d’eau et la variabilité annuelle (2017 et 2018). Les résultats obtenus des lacs de cette région inconnue seront également mis en parallèle avec ceux d’une région davantage étudiée et située près de la vallée de Stuckberry, l’île Ward Hunt.

Au cours des printemps 2017 et 2018, l’eau de chaque lac de la vallée a été échantillonnée à plusieurs profondeurs selon le profil physico-chimique de la colonne d’eau, puis filtrée pour récupérer les parties microbienne et virale. Le séquençage avec la technologie Illumina MiSeq des gènes ribosomaux 16S et 18S sera réalisé pour l’étude de la diversité microbienne. Pour celle de la diversité virale, ce sera plutôt le séquençage de marqueurs génétiques spécifiques à des familles de virus. Des analyses bio-informatiques et statistiques suivront pour réaliser l’affiliation taxonomique et les comparaisons.

Cette étude donnera un premier portrait de cette vallée jamais étudiée auparavant. Cette région arctique agit également comme sentinelle pour comprendre l’effet des changements climatiques accélérés sur les lacs. Cette recherche fait partie d’un projet du programme Sentinelle Nord impliquant la collaboration des étudiants de plusieurs laboratoires avec des expertises diverses (p.ex. chimie, biologie, paléolimnologie). La combinaison des analyses fournira une vue d’ensemble plus définie de la région favorisant ainsi une meilleure compréhension de l’écologie microbienne arctique.

 
© 2019 Tous droits réservés | Adapté d'un design original de BinaryTheme.com