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Justine Drolet

 

Étudiante 2è cycle

Département de biologie, chimie et géographie, UQAR

Campus de Rimouski
300 Allée des Ursulines
UQAR
Rimouski
Québec, Canada
G5L 3A1

8198185343
justine.drolet@hotmail.com

 

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Direction

 
 

Projet de recherche

La thermorégulation et l'hyperthermie chez le plectrophane des neiges : influence du réchauffement de l'Arctique sur la performance individuelle.

Le plectrophane des neiges (Plectrophenax nivalis) est un passereau migrateur en déclin qui hiverne dans les plaines enneigées du Canada et qui migre vers l'Arctique pour la période de reproduction. Il arrive sur les sites de reproduction au début du printemps (mi-avril) lorsque les conditions sont encore hivernales. L'espèce doit donc faire face à un ensemble de conditions climatiques énergétiquement contraignantes pendant son cycle annuel et semble particulièrement bien adaptée pour la vie en milieux froids. Cependant, des observations récentes suggèrent que le plectrophane tolère mal les températures modérément élevées (~ 25 °C) en été lorsqu’ils sont actifs. Dans un contexte de réchauffement climatique où l’Arctique se réchauffe plus rapidement que le reste du globe, ces températures modérées à élevées seront de plus en plus fréquentes. Pendant la période de nourrissage des oisillons, les adultes sont très actifs en vol et ces conditions pourraient les amener au-delà de leurs capacité à tolérer la chaleur. Cette faible tolérance pourrait alors entrainer des conséquences importantes sur la performance individuelle des oiseaux, sur leur succès reproducteur ainsi que sur la distribution de l’espèce.

Mon projet vise premièrement à établir la plage de tolérance thermique de l’espèce en hiver et en été et, deuxièmement, à évaluer l’influence de la température ambiante sur l’endurance physique et sur la performance individuelle chez le plectrophane.

Différents paramètres métaboliques (endurance au froid, tolérance à la chaleur et mesures d’isolation du plumage) sont mesurés par respirométrie. Ces paramètres permettent d’établir la plage de tolérance thermique dans laquelle les oiseaux peuvent garder leur température corporelle normale. Des mesures d’endurance à l’effort (VO2 max) sont ensuite prises par respirométrie à différentes températures ambiantes.

Cette étude permettra ainsi de faire des liens originaux entre la performance physique individuelle, la température et la capacité de reproduction du plectrophane des neiges dans le contexte du réchauffement de l’Arctique.

 
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