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Alexandre Chiasson

 

Étudiant 2è cycle

Département de géographie, Université Laval

Pavillon Abitibi-Price
2405 rue de la Terrasse
Québec
Québec, Canada
G1V 0A6


alexandre.chiasson.2@ulaval.ca

 

 


 
 
 

Projet de recherche

La distribution spatiale des polygones à coins de glace au Nunavik

Les régions de l’Arctique connaissent une augmentation des températures de surface à un rythme plus élevé que le reste de la planète. Les réseaux de polygones à coins de glace, qui sont l’une des caractéristiques dominantes du pergélisol, sont affectés par l’approfondissement de la couche active et le dégel du pergélisol résultant du réchauffement climatique. Malgré de nombreuses recherches au Nunavik sur le pergélisol, les polygones de coins de glace et la fissuration thermique du sol, aucune étude n’a encore été effectuée concernant la répartition spatiale des fissures actives et des polygones à coins de glace. De plus, il y a peu de connaissances sur les conditions géologiques de surface et les conditions écologiques dans lesquelles les polygones à coins de glace actifs (fissurant actuellement sous un climat suffisamment froid) et les coins de glace inactifs (ou fossiles, c’est-à-dire non fissurants) sont répartis. Les études antérieures de Péwé (1966); Romanovskij (1973) et Mackey & Matthews (1983) mentionnent que la température annuelle moyenne de l’air (MAAT) doit être comprise entre -2°C et -6°C pour permettre la formation de polygones à coins de glace. Cependant, pour que la fissuration du pergélisol et la formation de coins de glace se produisent, la température du pergélisol doit atteindre des températures inférieures à -10°C et subir des refroidissements abrupts en hiver. Si la température ne diminue pas assez rapidement, le matériau peut se contracter sans craquer (Lachenbruch (1966); Mackay (1984); Sarrazin & Allard (2015)).
L'objectif de ce projet de maîtrise est de produire un inventaire aérien des polygones à coins de glace au Nunavik ainsi qu’une caractérisation et une classification détaillées de ce phénomène. Cet inventaire utilise des images satellitaires et des milliers de photos prises par le personnel du Ministère de la Forêt de la Faune et des Parcs du Québec (MFFP) et par des chercheurs du Centre d’études nordiques. Nous appliquerons le modèle TTOP pour estimer la température moyenne et minimale du sol au plafond du pergélisol pour les mois de janvier et février 2015-2017. L’effet de couche tampon créée par le couvert de neige qui peut entraver la fissuration des fentes de gel sera calculé avec un modèle existant de la couverture végétale, un modèle de couverture de neige et une carte de géologie de surface à une résolution de 250 m. Les polygones à coins de glace seront classés en quatre catégories en fonction de leur degré d’activité: (1) les polygones à coins de glace actifs, (2) les polygones à coins de glace sporadiquement actifs, (3) les polygones à coins de glace inactifs et (4) les coins de glace fossiles.
Le nouveau modèle théorique que je mettrai au point permettra d’interpréter spatialement les zones de fissurations actives du pergélisol actuelles, récentes et passées selon les régimes climatiques variables.

 
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