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Evelyne Lemay

 

Étudiante 2è cycle

Département de biologie, Université Laval

Pavillon Alexandre-Vachon
1045 avenue de la Médecine
Université Laval
Québec
Québec, Canada
G1V 0A6

418.656.2131 poste 8152
evelyne.lemay.2@ulaval.ca

 

 


 
 
 

Projet de recherche

Conséquences indirectes de la densification des arbustes en région subarctique sur les ressources alimentaires estivales du caribou migrateur: influence de la neige et de l’atténuation de lumière

L’une des évidences du réchauffement climatique est la densification de la strate arbustive dans les régions subarctiques. Ces arbustes peuvent constituer une augmentation de la nourriture disponible pour les ongulés nordiques tels que le caribou migrateur (Rangifer tarandus L.), à condition que celle-ci soit de qualité. En fait, en hiver, les arbustes retiennent la neige ce qui crée une augmentation du couvert nival qui isole le sol favorisant une hausse de l’activité microbienne. Ces conditions pourraient forcer une rétroaction positive sur la croissance des arbustes en augmentant la disponibilité des nutriments, mais aussi accélérer la phénologie d’accumulation des nutriments et des composés structuraux des plantes. Toutefois, en été, l’augmentation du couvert arbustif pourrait atténuer la lumière qui atteint le sol et ainsi créer une réduction de la température de sa couche active et augmenter l’humidité du sol, pouvant aussi affecter les arbustes et des plantes sous-jacentes.
Notre objectif général consiste donc à déterminer les effets de l’augmentation du couvert nival et de l’atténuation de la lumière par les arbustes érigés sur l’abondance et la qualité des ressources alimentaires estivales du caribou. Pour ce faire, nous avons implanté un dispositif expérimental permettant de simuler l’augmentation de l’enneigement et de l’ombrage associé à la densification du couvert arbustif à la Baie Déception, Nunavik, où se situe l’aire d’estivage du troupeau de caribous de la Rivière-aux-Feuilles. Afin d’évaluer les effets de ces traitements sur la quantité de fourrage disponible, nous mesurons la biomasse végétale à l’aide de la méthode de point d’interception et de l’indice de végétation par différence normalisée (NDVI) à l’échelle de la parcelle. Nous récoltons également des échantillons foliaires de différents groupes de végétaux afin de connaître leur composition chimique (azote, carbone, fibres, phénols) et d’en évaluer la qualité. En combinant les données de quantité et de qualité de la végétation, nous serons en mesure de déterminer les ressources alimentaires disponibles pour le caribou. Ce projet permettra alors de mieux comprendre les effets des changements climatiques sur la végétation nordique et les répercussions sur l’habitat du caribou migrateur.

 

 
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