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Miriam Hurkuck

 

Chercheure post-doctorale

Département de géographie, Université de Montréal

Pavillon 520, ch. de la Côte-Sainte-Catherine
520, ch. de la Côte-Sainte-Catherine
Université de Montréal
Montréal
Québec, Canada


mhurkuck@wlu.ca

 

 


 
 
 

Projet de recherche

Un méso-réseau des tours de covariance des turbulences à travers des Territoires du Nord-Ouest pour évaluer des flux de carbone, d’eau et d’énergie en haute latitude sous des pressions croissantes

Les écosystèmes en haute latitude du Canada couvrent environ 40% de la surface terrestre. Ils conservent de grandes quantités de carbone, ont des propriétés de surface uniques, traversent plusieurs écozones de l’Arctique, du sub-Arctique et de la forêt boréale et sont ainsi des composants importants pour le système climatique régional et mondial. Dans le nord-ouest du Canada, de grandes parties de ces écozones contiennent du pergélisol, c’est à dire le sol cryotique permanent. La région du pergélisol de l’hémisphère nord a connu deux fois le taux de réchauffement climatique, résultant en la perte du pergélisol et probablement des impacts substantiels sur le fonctionnement des écosystèmes. Néanmoins, les effets des changements environnementaux sur des écosystèmes très vulnérables ne sont pas entièrement compris.
Notre recherche se concentre sur une meilleure compréhension des flux de carbone, d’eau et d’énergie en haute latitude et leurs contrôles biotiques et abiotiques qui changent rapidement en réponse à l’augmentation des pressions naturelles et anthropiques. Le projet se déroule au Département de géographie à l’Université de Montréal (Prof. Oliver Sonnentag) en étroite collaboration avec les Départements de géographie physique et des sciences environnementales à l’Université Wilfrid Laurier (Prof. Phil Marsh) et à l’Université Carleton (Prof. Elyn Humphreys).
La zone d’étude est constituée d’un gradient latitudinal climatique (maritime, continental) et de pergélisol (sporadique, discontinu, continu) dans le nord-ouest du Canada. Elle comprend six sites en haute-latitude à travers des écozones des pleines de la Taïga et du bas-Arctique dans les Territoires du Nord-Ouest (Trail Valley Creek, 68.7° N, 133.3° O; Havikpak Creek, 68.3° N, 133.3° O; Daring Lake, 64.8° N, 111.5° O; Smith Creek, 63.1° N, 123.2° O; Scotty Creek, 61.3° N, 121.3° O; et Yellowknife, 61.3° N, 121.3° O) et sept types d’écosystèmes: plateau forestier tourbeux pergélisolé, forêt subarctique, toundra mixte et toundra nain-arbustive, fen à cypéracées. Un méso-réseau de neuf tours de covariance des turbulences est utilisé pour mesurer les flux de carbone, d’eau et d’énergie à l’échelle de l’écosystème. Compte tenu de la distribution spatiale des tours de flux, les sites seront combinés pour quantifier:
(1) l’impact du dégel du pergélisol et l'expansion associée des tourbières en relation avec les budgets de carbone et d'eau de la forêt boréale et
(2) l'importance relative de l'avancement des forêts par rapport à la prolifération des arbustes en relation avec les budgets de carbone, d’eau et d'énergie de la toundra.
Les résultats de cette recherche aideront à comprendre la résilience de la toundra et de la forêt boréale en haute latitude aux changements environnementaux liée à la pression naturelle et anthropique. Cela permettra d'estimer les changements futurs potentiels du fonctionnement de l'écosystème arctique, subarctique et boréal.

 
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