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Mikaël Gagnon

 

Étudiant 2è cycle

Département de chimie, Université Laval

Pavillon Alexandre-Vachon
1045 avenue de la Médecine
Québec
Québec, Canada
G1V 0A6

418. 656.2131 poste 3198
mikael.gagnon.1@ulaval.ca

 

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Projet de recherche

Impact de la croissance du bouleau glanduleux sur le bilan carbone des sols au Nunavik

But de l’étude: Le réchauffement climatique est un phénomène à composantes multiples. Aujourd’hui, il est possible d’observer de nombreux changements dans les écosystèmes arctiques et subarctiques. Un exemple de ces changements est le dégel du pergélisol qui permet l’activité microbienne et donc la décomposition du carbone organique menant à la production de gaz à effet de serre. La compréhension de ces effets permet de mieux prédire les tendances à long terme du réchauffement climatique. De plus, l’amélioration des modèles climatiques nécessite l’intégration d’effets à l’échelle régionale, notamment ceux qui concernent les échanges de gaz à effets de serre. Avec le réchauffement climatique, le bouleau glanduleux (Betula glandulosa) prend de plus en plus d’ampleur au Nunavik. À Umiujaq, il envahit progressivement des zones recouvertes de lichens (Cladonia stellaris). L’émergence du bouleau glanduleux constitue un puits de carbone grâce à la biomasse végétale supérieure à celle du lichen, et à la litière qui s’accumule. Ce puits de carbone actuel pourrait compenser la source de carbone due à la respiration microbienne consécutive au dégel du pergélisol. L’équilibre entre ces deux termes déterminera si la croissance du bouleau représente une rétroaction positive ou négative au réchauffement. Le but de l’étude est donc de répondre à la question: «Quelle est la quantité de carbone stockée dans le sol par le bouleau glanduleux?» Cette étude permettra de mieux comprendre l’effet du bouleau sur les échanges de carbone entre les sols nordiques et l’atmosphère.

Sites d’étude: Pour ce projet, les deux sites d’étude sont à Umiujaq et à Kuujjuarapik, au Nunavik. Le sol de ces deux sites situés sur la côte est de la baie d’Hudson est très pauvre en carbone organique ancien. Ceci est dû au fait que la composition du sol est le produit d’une accumulation récente de silicates, déposée par la mer de Tyrrell après la dernière période glaciaire. La faible teneur en carbone ancien dans le sol rend ces sites optimaux pour quantifier le carbone organique récent originaire des bouleaux glanduleux.

Étude: L’étude se décline en deux grandes parties. La première consiste à déterminer l’âge des bouleaux par dendrochronologie et à quantifier leur biomasse. L’équipe de Stéphane Boudreau, du Centre d’études nordiques, nous aidera en ce qui concerne cette partie. La deuxième partie consiste à mesurer la quantité de carbone organique dans le sol. Ceci permettra de corréler la quantité de carbone organique stockée à l’âge des bouleaux et donc de déterminer la vitesse d’accumulation du carbone due à la croissance du bouleau. Cette vitesse sera ensuite confrontée aux résultats d’autres études qui mesurent la minéralisation du carbone ancien afin de déterminer la contribution relative du bouleau au bilan carbone des sols nordiques.
 

 
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