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Pierre-Olivier Couette

 

Étudiant 2è cycle

Département de géographie, Université Laval

Pavillon Abitibi-Price
2405 rue de la Terrasse
Université Laval
Québec
Québec, Canada
G1V 0A6


pierre-olivier.couette.1@ulaval.ca

 

 


 
 
 

Projet de recherche

Extension glaciaire et séquence de déglaciation tardi-quaternaire dans le fjord de Clyde, Nord-Est de l'île de Baffin

La côte est de l’île de Baffin, dans l’Arctique canadien, est disséquée par de nombreux fjords qui ont agi en tant que lignes directrices pour l’écoulement des glaciers lors des glaciations quaternaires. Une reconstitution paléoglaciologique plus détaillée dans le secteur de l’île de Baffin est primordiale afin de définir l’extension maximale de l’Inlandsis laurentidien sur le plateau continental et les patrons de retrait dans les fjords, lesquels demeurent controversés. La variabilité spatiale des fluctuations glaciaires tardi-quaternaires en réponse au climat rend la reconstitution paléoglaciologique difficile. La meilleure façon de résoudre ce problème est de cibler de nouveaux secteurs d’études afin de mieux définir les patrons d’englaciation et de déglaciation. Ainsi, le fjord de Clyde, d’une longueur d’environ 120 km et d’une largeur variant entre 3 et 20 km, est un secteur de choix pour ce type de recherche.

Ce projet de recherche vise à déterminer quels ont été les effets des fluctuations climatiques sur l’Inlandsis laurentidien dans le secteur de Clyde Inlet depuis le Wisconsinien supérieur, il y a environ 21.000 ans. Plus spécifiquement, les objectifs sont de: 1) définir l’extension maximale de l’Inlandsis laurentidien au Dernier maximum glaciaire; 2) déterminer le type et les variations d’écoulement de la glace de l’Inlandsis laurentidien dans le secteur de Clyde Inlet au cours du Wisconsinien supérieur et de l’Holocène; 3) identifier les patrons de retrait glaciaire lors de la déglaciation; et 4) connecter les différents systèmes morainiques marins dans le fjord de Clyde avec ceux en milieu terrestre.

Pour atteindre ces objectifs, nous utiliserons des données bathymétriques à haute résolution, des données sismostratigraphiques et des carottes sédimentaires. Une phase exploratoire de terrain a eu lieu à l'été 2016, où un aller-retour a été effectué dans le fjord. Une seconde phase de travaux de terrain se déroulera à l'été 2017, ce qui permettra de compléter la couverture bathymétrique et sismostratigraphique du secteur. Des carottes de sédiments seront collectées afin de caractériser les faciès sédimentaires et dater les sédiments grâce au 14C. L'utilisation d’images satellites à haute résolution et de photographies aériennes servira à identifier les dépôts sédimentaires en milieu terrestre.

 
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