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Maxime Maltais

 

Étudiant 2è cycle

Département de biologie, chimie et géographie, UQAR

Campus de Rimouski
300 Allée des Ursulines
UQAR
Rimouski
Québec, Canada
G5L 3A1

418.723.1986 poste 1733
maltais.maxime@hotmail.com

 

 


 
 
 

Projet de recherche

Dynamique du bois mort et espace de liberté de la rivière Mont-Louis, Gaspésie

Depuis les années 1970, la vaste majorité des études portant sur la dynamique du bois mort en milieu fluvial ont eu lieu dans l’Ouest américain et canadien, alors qu’à cet égard, peu d’intérêt a été accordé aux rivières dans l’est du continent. Depuis les 10 dernières années, la quantité de bois mort dans les cours d’eau sont en augmentation en Haute-Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent. Les volumes de bois au sein de la rivière Saint Jean ont plus que triplé et le nombre d’embâcles sur la rivière Mont-Louis est passé de 20 en 2004 à 212 en 2015.

Une telle quantité de bois pose cinq défis de gestion principaux. La présence de bois mort en milieu fluvial est associée à des problématiques (i) d’inondations (ii) d’érosion (iii) de sécurité des personnes et des infrastructures, (iv) d’usage et (v) écosystémiques. En réponse à ces défis, il importe d’une part de développer une meilleure connaissance de la dynamique du milieu et d’autre part, d’adopter des outils de gestion qui permettent à l’ensemble des processus fluviaux de s’opérer.

Ainsi, l’objectif général de mon projet est de cerner les effets mutuels du bois mort et de la dynamique fluviale dans une perspective de gestion par espace de liberté. Ce dernier s’articule autour des trois objectifs secondaires suivants :

1. Décrire les interrelations entre la dynamique fluviale, la distribution spatiale et la mobilité interannuelle et décennale des embâcles de bois mort;
2. Analyser l’évolution d’embâcles et leurs effets sur la morphologie et la migration latérale du cours d’eau ;
3. Examiner la nécessité d’intégrer l’influence du bois mort et de la ripisylve (forêt riveraine) sur la délimitation de l’espace de liberté de la rivière Mont-Louis en fonction de leurs effets sur processus d’érosion.

Pour ce faire, nous avons caractérisé, localisé et mesuré chacun des embâcles le long du tronçon principal de la rivière Mont-Louis (˜15 km). Les variations de volumes et les changements dans la distribution spatiale des embâcles seront analysés à partir des relevés de 2015 et 2016 et du rapport de la firme Activa Environnement qui a réalisé une étude sur les embâcles de la rivière au début des années 2000.

Par ailleurs, nous avons effectué des relevés topographiques sur trois secteurs ou les embâcles sont morphologiquement actifs afin de produire des modèles numériques de terrain pour chacune des années, permettant ainsi de représenter les variations locales de la topographie. Aussi, je caractériserai l’évolution de la forêt riveraine à partir de photos aériennes pour identifier les sources de bois potentielles et pour décrire la relation entre la présence de la ripisylve et la mobilité du cours d’eau.

Ce projet permettra de compléter le portrait régional de la dynamique du bois mort en milieu fluvial initié avec les travaux sur les rivières Saint-Jean et Neigette et de suivre l’évolution des volumes de bois à travers le temps. De plus, il répond aux objectifs du Plan directeur de l’eau élaboré par le Conseil de l’eau du Nord de la Gaspésie, visant à faire le suivi des embâcles sur la rivière Mont-Louis et à réaliser la cartographie de l’espace de liberté des cours d’eau sur son territoire. Enfin la ripisylve apparaît comme un nouvel indicateur pour définir la trajectoire morphologique du cours d’eau et son évolution au cours des 50 dernières années permet d’amorcer une réflexion concernant la pertinence d’adapter la délimitation de l’espace de liberté aux espaces boisés et aux cours d’eau caractérisé par la présence de bois mort.

 
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