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Justin Roy

 

Étudiant 3è cycle

Département de biologie, chimie et géographie, UQAR

Campus de Rimouski
300 Allée des Ursulines
UQAR
Rimouski
Québec, Canada
G5L 3A1

418.723.1986 poste 1909
Justin.Roy@uqar.ca

 

 


 
 
 

Projet de recherche

Utilisation de l'habitat faite par les femelles eider à duvet à East Bay en période de pré-ponte et de ponte

La colonie d’eiders à duvet nichant sur l’île de Mitivik (East Bay), dans le Bas-Arctique canadien, est la plus grande colonie d’eiders connue au Canada et possiblement la mieux étudiée, avec maintenant deux décennies de suivi. Toutefois, on connaît très peu de choses sur les activités des femelles en période pré-reproductrice, soit la période qui s’étale entre le moment d’arrivée sur l’île et le début de la ponte du premier œuf. Nous savons que cette période est critique pour les femelles, qui cherchent à améliorer leur condition corporelle aux fins de la reproduction via une phase hyperphagique (alimentation accrue). Il est raisonnable de penser que les décisions prises par les femelles en période de pré-ponte influencent considérablement les décisions subséquentes en période de reproduction et ultimement leur succès reproducteur. En outre, on suppose l’existence de compromis (choix) auxquels les femelles font face en période de pré-ponte et de ponte, lesquels devraient avoir des répercussions sur le succès lié à la ponte et l’incubation des œufs. Afin de combler cette lacune, mon projet vise d’une part à décrire l’utilisation de l’habitat faite par les femelles eider en période de pré-ponte. À l’aide de petits émetteurs GPS qui seront installés sur 50 femelles en 2016 et 2017, la localisation dans l’espace de ces femelles sera connue à toutes les 5 minutes. Cela nous permettra notamment de définir les principales zones d’alimentation (et proies) de ces femelles, de quantifier le temps de résidence sur l’île versus le temps d’alimentation, et ultimement d’étudier comment ces facteurs peuvent expliquer les paramètres liés à la reproduction (ex. reproduction ou non, nombre et qualité des œufs). Dans un deuxième temps, j’utiliserai la banque de données à long terme (1996-2015) des femelles eider à East Bay. Je m’intéresserai tout particulièrement à l’étude des effets de type « carry-over », c’est-à-dire des effets décelés lors d’une période donnée qui s’expliquent par des phénomènes rencontrés par les femelles lors d’une période antérieure. Un exemple classique d’un effet de type « carry-over » est le succès reproducteur réduit des femelles en été après avoir expérimenté des conditions hivernales difficiles. Pour ce second grand objectif de mon projet, je m’intéresserai tout particulièrement aux effets des conditions environnementales lors des périodes de mue et hivernale sur le succès reproducteur des femelles l’été suivant. Ces conditions environnementales seront déduites par une quantification précise du niveau de corticostérone contenu dans les plumes (période de mue) et par l’histoire de capture des individus (données CMR) qui permettra ultimement d’assigner une femelle à une aire d’hivernage donnée.

 
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