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Richard Audet

 

Étudiant 2è cycle

Centre Eau-Terre-Environnement, INRS-ETE

Centre Eau Terre Environnement
490, rue de la Couronne
INRS-ETE
Québec
Québec, Canada
G1K 9A9

418.654.4677
Richard.Audet@ete.inrs.ca

 

 


 

Direction

 
 

Projet de recherche

Étude du potentiel de l’altimétrie satellitaire pour la modélisation probabiliste du niveau des eaux

La qualité et la quantité des données obtenues par l’altimétrie satellitaire radar se sont considérablement bonifiées au cours des 30 dernières années. D’abord utilisées surtout en océanographie, de nombreuses études démontrent aujourd’hui l’utilité de ces données afin, notamment, d’évaluer des stocks d’eau dans les lacs, le nivellement des grands fleuves et le suivi des dynamiques hydrologiques à grande échelle sur les bassins fluviaux. Plusieurs produits altimétriques proposant des mesures corrigées et mieux adaptées aux besoins des hydrologues ont été développés au cours des récentes années. La présente étude vise à mettre à profit la richesse de ces données, principalement en évaluant leur potentiel pour modéliser efficacement la probabilité d’occurrence des différents niveaux des eaux continentales et/ou côtières, en particulier les niveaux extrêmes.

Méthodologie et hypothèses
En général, les grands plans d’eau constituent de meilleurs cibles d’étude parce que les données d’altimétrie radar y sont relativement plus abondantes et les échos moins contaminés par les interférences des terrains adjacents. La recherche proposée portera donc sur un plan d’eau d’envergure tel que l’un des Grands Lacs Nord-Américains ou encore le Golfe du St-Laurent. Une première étape sera donc d’évaluer différentes sources de données pour différents plans d’eau afin de constituer un échantillon robuste et riche. La disponibilité de données in situ à l’aide de jauges limnimétriques sera aussi un facteur déterminant dans la prise de décision puisque ces mesures permettraient ultérieurement de tester la validité des données altimétriques satellitaires. L’étude portera sur la période de l’année en eau libre afin de réduire la variabilité, laquelle est accrue en présence de glace. Une analyse fréquentielle des niveaux d’eau en tous points du plan d’eau étudié sera ensuite effectuée, impliquant d’abord des tests d’indépendance, d’homogénéité et de stationnarité. Cette analyse permettra de détecter toute source de variation systématique dans les données et d’en déterminer la nature, soit monotone ou cyclique. Une retombée très importante de l’analyse fréquentielle sera de détecter l’impact des changements climatiques sur le niveau des eaux continentales, d’en délimiter l’étendue, d’en mesurer l’ampleur et de proposer un modèle probabiliste qui pourrait éventuellement être utilisé pour estimer les impacts futurs si des tendances étaient observées et se maintenaient.

Applications
Les applications de cette recherche sont multiples. L’une d’elles est la meilleure gestion du risque d’inondation dans les zones habitées. L’altimétrie satellitaire a l’avantage d’offrir des données pour des zones difficiles d’accès, avec une grande précision et dans de courts délais. Une modélisation à grande échelle aurait l’avantage d’identifier les zones les plus à risque. Une meilleure compréhension du cycle hydrologique, la modélisation de l’érosion côtière, une meilleure gestion des ressources hydroélectriques et des études d’impact de l’utilisation des terres sont également au nombre des autres applications possibles.
 

 
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