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Heloïse Barbel

 

Étudiante 2è cycle

Département de géographie, Université Laval

Pavillon Abitibi-Price
2405 rue de la Terrasse
Université Laval
Québec
Québec, Canada
G1V 0A6

418.265.3561
heloise.barbel.1@ulaval.ca

 

 


 
 
 

Projet de recherche

Géoarchéologie de la Vallée Paalliq 1, Baie de Kuuvik, Nunavik (Québec)

De par la richesse patrimoniale archéologique de la baie de Kuuvik, Nunavik (Québec), la communauté d’Akulivik a fait appel aux archéologues, géoarchéologues et paléo-environnementalistes associés à l’Institut culturel Avataq, pour mener ensemble, une recherche environnementale et archéologique sur la baie.
Mon projet de maîtrise s’inscrit dans cette démarche collaborative et porte sur une petite vallée incluant un site archéologique unique. En effet, il est formé par une vingtaine structures archéologiques Thuléens Inuites (maisons semi-souterraines, caches, cercles de tentes, etc.). Parmi les maisons inventées, certaines sont multifamiliales qui aurait pu héberger vingt à trente personnes; il s’agit des premières maisons multifamiliales jamais recensées au Nunavik. Déjà observées au Labrador, les modalités de l’apparition de ces structures à partir du XVIIe siècle est encore sujette à discussions. Les structures thuléennes du site Kuuvik 1516 sont superposées à des niveaux d’occupations plus anciens, probablement dorsétiens.
Ce projet de maîtrise vise à documenter, dans leur cadre environnemental, des modes d’occupation du territoire par les Dorsétiens, et Thuléens, plus particulièrement lors de la saison hivernale. À cette fin, des analyses géoarchéologiques intra-sites et extra-sites seront effectuées sur la Structure 10 du site Kuuvik 1516 ainsi que dans la vallée où elle se trouve, la Vallée Paalliq 1, située à proximité de l’embouchure de la rivière Kuuvik, au Nunavik.
La problématique de mon projet de recherche est donc centrée sur ces interrogations: 1) Quels sont les facteurs expliquant la présence des maisons semi-souterraines multifamiliales et d’un aussi grand nombre de structures au sein du site Kuuvik 1516? 2) Est-ce afin de contrer les contraintes liées à la raréfaction des ressources alimentaires dans un contexte de changement environnemental ou de collectiviser les efforts d’acquisition de ressources dans le cadre d’un commerce avec les Euro-Canadiens ?
Les hypothèses qui seront vérifiées au cours de cette recherche sont les suivantes: 1) les implantations humaines ont été favorisées par un contexte environnemental favorable lié à la présence d’une polynie à proximité du site, sur la rivière Kuuvik; 2) le site a fait l’objet d’occupations dorsétiennes et Thuléennes Inuits ; ces derniers auraient alors occasionné un remaniement de la structure dorsétienne (anthropoturbation).

 
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