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Étienne Le Merre

 

Étudiant 3è cycle

Département de géographie, Université Laval

Pavillon Abitibi-Price
2405 rue de la Terrasse
Université Laval
Québec
Québec, Canada
G1V 0A6

062.946.5296
lemerre.e.elm@gmail.com

 

 


 

Direction

 
 

Projet de recherche

Bien-être inuit et implantation minière dans la communauté de Kangiqsualujjuaq (Nunavik)

L’exploitation du potentiel minéral du Nunavik s'inscrit aujourd’hui comme un des enjeux québécois d’importance pour les prochaines décennies. Riche en nickel, en fer, en cuivre mais aussi en terres-rares, le sous-sol de cette région arctique peut apparaitre comme un levier pour le développement provincial. Sur ce territoire peuplé depuis quatre millénaires par l’humain et depuis au moins sept cent ans par les populations de culture inuit, la question de la place de ceux-ci dans ce développement reste néanmoins cruciale.
Ce projet de thèse franco-canadien, au sein de l’Observatoire Homme-Millieu International du Nunavik (OHMIN) TUKISIGasuaqatigit (« comprendre ensemble » en inuktitut) se propose de penser et d’analyser, de concert avec les Nunavimmiut, cette dynamique d’implantation minière aussi bien à travers ses impacts et ses opportunités sociales, économiques et environnementales qu’en travaillant à la co-construction de scénarios et de stratégies pour évaluer les changements induits par la mise en exploitation des gisements miniers.
Pour se faire, au sein de l’équipe de recherche du projet OHMIN TUKISIG, il s’agit de travailler ici avec la communauté de Kangiqsualujjuaq au Nunavik concernée notamment par le projet d’implantation minière à Strange Lake conduit par la compagnie Quest Rare Minerals afin de s’intéresser aux perceptions locales de ce projet et de les confronter aux données d’évaluation d’impacts. L’objectif est de pouvoir intégrer à une étude de la résilience de l’écosystème nordique, des critères socio-économiques et culturels qui permettent de penser plus largement ce concept écologique. Les Inuit du Nunavik ont fait face à des nombreuses modifications de leur mode de vie depuis le contact avec les populations d’origine européenne: sédentarisation, évangélisation ou encore scolarisation; et nous souhaitons interroger les incidences du processus d’industrialisation actuel sur leur mode de vie de part ses impacts sur les écosystèmes et les communautés.
Nous entrons dans cette problématique par la construction, au cours d’ateliers et d’entretiens avec les acteurs concernés par le projet minier, d’un outil d’analyse du bien-être inuit local. A partir de cet outil, des scénarios d’évolution du socio-écosystème pertinents face à l’implantation minière pourront être évalués par les acteurs pour traduire les variations de la durabilité du socio-écosystème. Ce travail de recherche nous donne donc l’opportunité de mieux connaitre aussi bien le socio-écosystème en question que les dynamiques d’acteurs en place et d’évaluer les outils de travail utilisés au cours du projet.
Nous entendons, au cours de ce projet doctoral, en approfondissant les connaissances sur les dynamiques d’implantation minière au Nunavik à partir de notre étude de cas, intégrer les approches des sciences humaines à celles développées en écologie pour disposer d’un cadre permettant de penser des changements sur des écosystèmes anthropisés produits d’une relation complexe des humains à leur milieu.

 
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