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Alice Lévesque

 

Étudiante 2è cycle

Département de biochimie, microbiologie et bio-informatique, Université Laval

Pavillon Charles-Eugène-Marchand
1030 avenue de la Médecine
Université Laval
Québec
Québec, Canada
G1V 0A6

418.656.2131 poste 4863
alice.levesque.1@ulaval.ca

 

 


 
 
 

Projet de recherche

Étude de la diversité virale des mares de thermokarst subarctiques

Depuis plusieurs années, les régions polaires subissent de grands changements en raison des changements climatiques. En effet, celles-ci subissent de plein fouet les effets du réchauffement planétaire. En conséquence, le pergélisol fond à un rythme accéléré ce qui crée un nombre grandissant de petites mares formées par l’accumulation de l’eau de fonte dans des dépressions du sol (thermokarst). Ces mares ou lacs thermokastiques constituent des écosystèmes uniques et complexes, et ils sont désormais reconnus comme d’importantes sources de gaz à effet de serre (GES). La compréhension de la dynamique microbienne dans les thermokarsts est essentielle afin de pouvoir mieux estimer la productivité de ces milieux en dioxyde de carbone (CO2) et en méthane (CH4). De récentes études portant sur l’écologie de ces mares ont démontré une grande abondance d’organismes méthanogènes et méthanotrophes dans la colonne d’eau ou dans les sédiments (Crevecoeur et al. 2015; Matheus et al. 2015). Ces derniers participent donc à la production ou à la consommation du CO2 et du CH4, et leur activité régule la quantité de GES pouvant être relâchée dans l’atmosphère. Les virus sont ubiquitaires de l’environnement, mais leur rôle dans les mares de thermokarst demeure peu connu. C’est pourquoi, il est important de réaliser une étude sur leur diversité dans le but de d’abord connaître leur identité, puis d’évaluer leur rôle et leur impact dans ces écosystèmes.

Ainsi, les mares thermokastiques autour du village de Whapmagoostui-Kuujjuarapik (W-K) au Nunavik serviront de modèle dans le cadre de ce projet. Les vallées de Sasapimakwananisikw (SAS), de Kwakwatanikapistikw (KWK) et de Bundesanstalt für Geowissenschaften und Rohstoffe (BGR) seront échantillonnées à des fins de comparaison, et le site de Shallow Rock Bassin (SRB) constituera la région contrôle. L’échantillonnage se déroulera à deux périodes estivales consécutives (2015 et 2016). La surface et la zone hypoxique de la colonne d’eau seront échantillonnées dans une mare par région. Des méthodes moléculaires (Illumina) seront ensuite utilisées afin d’identifier les virus présents dans les échantillons.

 
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