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Marie-Pier Laplante

 

Étudiante 2è cycle

Département de biologie, chimie et géographie, UQAR

Campus de Rimouski
300 Allée des Ursulines
UQAR
Rimouski
Québec, Canada
G5L 3A1


Marie-Pier.Laplante@uqar.ca

 

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Projet de recherche

Cycle d’engraissement saisonnier et causes des déplacements migratoires hivernaux du plectrophane des neiges (Plectrophenax nivalis)

Dans les régions nordiques, les oiseaux de petite taille font face à des contraintes énergétiques importantes en hiver. Les températures froides forcent les oiseaux à augmenter la dépense énergétique allouée à la thermorégulation et des conditions climatiques rigoureuses peuvent réduire la disponibilité des ressources alimentaires. Les oiseaux doivent donc ajuster leur physiologie ou adapter leur comportement afin d’optimiser leur chance de survie. Le plectrophane des neiges est un passereau migrateur qui niche dans l’Arctique et qui, en Amérique du Nord, hiverne dans les milieux ouverts des latitudes centrales. Cette espèce passe la majorité de son cycle annuel dans des environnements relativement froids et semble être bien adaptée pour survivre aux hivers des zones tempérées. Par ailleurs, nous ne savons que très peu sur le comportement et la physiologie hivernale de cette espèce. Mon projet de recherche vise donc à mieux comprendre deux facettes de l’écologie hivernale du plectrophane des neiges soit 1) l’engraissement et 2) les déplacements nomades. 1) Une des stratégies d’acclimatation hivernale adoptée par plusieurs oiseaux résidents des régions nordiques est l’augmentation journalière et saisonnière des réserves lipidiques. En puisant dans les réserves accumulées durant la journée, les oiseaux obtiennent l’énergie nécessaire pour survivre les nuits longues et froides et peuvent aussi subsister quand des tempêtes imprévisibles restreignent l’accès à la nourriture. Comme plusieurs espèces de passereaux résidents, le plectrophane des neiges s’acclimate aux hivers nordiques en augmentant ses réserves énergétiques. Par contre, nos connaissances sur les mécanismes impliqués dans la gestion de ces réserves restent à approfondir. Le premier objectif de mon projet est donc d’identifier quels sont les facteurs environnementaux qui influencent l’engraissement hivernal du plectrophane des neiges. En utilisant un jeu de données de baguage hivernal pour l’Est du Canada en combinaison avec des données météorologiques, je vais identifier les variables environnementales qui contribuent à la variation saisonnière de la masse et des dépôts lipidiques chez cette espèce. 2) Même si le plectrophane des neiges fait face à la sévérité des hivers en augmentant ses réserves d’énergie, des recaptures d’oiseaux bagués démontrent que certains individus se déplacent, possiblement pour s’éloigner des mauvaises conditions, parcourant jusqu’à plusieurs centaines de kilomètres au courant d’un seul hiver. Cependant, les facteurs environnementaux qui incitent les oiseaux à effectuer des mouvements de longue distance pendant l’hiver sont inconnus. Le deuxième objectif de mon projet est de déterminer l’influence des conditions météorologiques sur les déplacements nomades hivernaux. Des données de baguage et des données météorologiques seront examinées afin de voir si pour un site donné, la composition d’un groupe d’oiseaux change pendant la saison en réponse aux conditions climatiques locales. Plus spécifiquement, je vais déterminer si la tolérance au froid des individus et les contraintes de températures expliquent pourquoi les oiseaux se déplacent sur de grandes distances pendant l’hiver. Selon un suivi hivernal à long-terme (Recensement des Oiseaux de Noël), les populations Nord-Américaines de plectrophanes des neiges auraient subi un déclin de 64% au courant des 40 dernières années. Mon projet permettra une meilleure compréhension du comportement et des stratégies d’acclimatation hivernales de ce passereau, et, ultimement, contribuera à fournir des pistes de réflexion quant aux mécanismes responsables de la diminution potentielle de l’abondance de cette espèce en Amérique du Nord.

 
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