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Guillaume Arbour

 

Étudiant 3è cycle

Centre Eau-Terre-Environnement, INRS-ETE

Centre Eau Terre Environnement
490, rue de la Couronne
INRS-ETE
Québec
Québec, Canada
G1K 9A9

514.250.7824
Guillaume.Arbour@ete.inrs.ca

 

 


 
 
 

Projet de recherche

Estimation des caractéristiques physiques de la neige par suivi du gradient de température au sein du couvert nival

Le couvert nival joue un rôle primordial en ce qui concerne les échanges énergétiques entre la surface terrestre et l’atmosphère et dans le contrôle du climat. Il est essentiel dans le cadre de l’étude des changements climatiques de suivre l’évolution du manteau neigeux, celui-ci étant considéré comme une source importante de rétroaction climatique. La neige a aussi des répercussions dans plusieurs autres domaines, autant sociaux qu’économiques. Jouant un rôle majeur dans le bilan hydrique de certaines régions, l’apport de l’eau de fonte a une valeur économique considérable si on pense par exemple à la production hydroélectrique du Québec qui en dépend. Les prévisions hydrologiques, météorologiques ou encore du risque d’avalanche dépendent toutes d’un suivi adéquat du couvert nival dans le temps et dans l’espace.

La neige, bien qu’en apparence stable, est le berceau d’une multitude de processus physiques, chimiques et biologiques qui influencent sans cesse ses propriétés. Le suivi de l’évolution du manteau neigeux commence par la détermination de la fluctuation spatiale et temporelle de ses propriétés. Plusieurs techniques permettent actuellement cette détermination, que ce soit par télédétection, par mesures directes sur le terrain ou encore par simulation. La plupart d’entre elles sont par contre très onéreuses ou encore demandent un suivi continuel sur le terrain qui n’est souvent pas réalisable et/ou souhaitable en milieux nordiques.

Le but de mes travaux est de s’attarder à la modélisation des processus physiques influençant les propriétés du couvert nival. Un intérêt particulier est porté au lien qui existe entre le gradient de température au sein du manteau neigeux et son équivalent en eau, et ce via les propriétés (densité, conductivité thermique, etc.) et les bilans de masse et d’énergie de chaque couche formant la stratification du couvert. L’objectif est de développer une méthode simple et peu dispendieuse du suivi en continu de l’équivalent en eau de la neige pour pallier aux méthodes actuelles trop coûteuses en temps et/ou en argent. Une validation de la modélisation sera réalisée au site NEIGE de la Forêt Montmorency où une multitude de données météorologiques et de terrains seront acquises tout au long de la période hivernale. L'abondance et la fréquence des précipitations neigeuses reçues à la Forêt Montmorency ainsi que la panoplie d'instruments de mesures mis en place spécifiquement pour l'étude du couvert nival font du site NEIGE un emplacement idéal pour l'étude de la neige dans un contexte de milieu forestier boréal typiquement rencontré au Québec et au Canada.

 
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