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Maxime Tremblay

 

Étudiant 2è cycle

Département des sciences de l’environnement, UQTR

Pavillon Léon-Provancher
3351, boul. des Forges
UQTR
Trois-Rivières
Québec, Canada
G9A 5H7

819.376.5011 poste 3339
tremblaymaxime01@gmail.com

 

 


 
 
 

Projet de recherche

Distribution de l’arbuste érigé Salix richardsonii à sa limite nordique de distribution dans le Haut-Arctique

Les écosystèmes Arctiques font face à des changements importants en réponse au réchauffement du climat. Ces modifications ont une incidence sur les limites nordiques des espèces et la dynamique des communautés végétales. L'augmentation du couvert et de l'abondance relative des arbustes et les impacts associés sur les écosystèmes sont de mieux en mieux documentés à l'échelle circumpolaire, particulièrement dans le Bas-Arctique. Dans le Haut-Arctique, le passage d'une végétation prostrée à érigée implique un changement structurel majeur qui menace d’entraîner des conséquences importantes sur les écosystèmes.

Mon projet de maitrise se concentre sur la distribution de l'arbuste érigé Salix richardsonii à sa limite nordique de distribution dans la vallée Qarlikturvik sur l'île Bylot, Nunavut (73°N). Plusieurs observations au cours des dernières années suggèrent une augmentation de l'espèce dans le paysage. Mon projet s’intéresse à caractériser les facteurs environnementaux associés à la distribution de l’espèce. Ultimement, l’étude vise à identifier les facteurs clés régissant la croissance de l’espèce et à examiner si elle est en augmentation dans la zone d’étude.

L’abondance de S. richardsonii a été quantifiée (couvert, hauteur, densité de branche, diamètre de tige) sur 54 parcelles (25m2) dans des peuplements de saule et sur 20 parcelles centrées sur des individus isolés distribués dans les zones caractéristiques de la vallée. Les mesures environnementales associées à ces parcelles incluent la profondeur de la couche active, la description des profils de sol, l’humidité, la conductivité et la température du sol. La diversité et l’abondance relative de la végétation à l’intérieur des parcelles ont également été mesurées. Des échantillons de feuilles (analyses des nutriments), de chatons (tests de germination) et de sol (pH, contenu en eau et en matière organique) ont été recueillis pour chaque parcelle. Des branches ont également été récoltées dans deux peuplements contrastant (un avec des individus de grande taille dans le fond de la vallée et un avec des individus moyen très abondants à mi-vallée) afin d’évaluer l’âge minimal des saulaies. Pour mieux caractériser les peuplements plus denses, une station météo a été installée pour mesurer l’humidité du sol (n=4) et la température (n=8) et une caméra « time Lapse » a été placée de manière à documenter l’interaction neige-arbustes tout au long de l’année.

Les arbustes jouent un rôle clé dans la structure des écosystèmes Arctique. L'augmentation arbustive constitue donc un changement majeur qui menace jusqu’à leur intégrité. Il apparaît donc critique de comprendre les facteurs clés qui promeuvent ce phénomène.

 
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