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Vilmantas Preskienis

 

Étudiant 3è cycle

Centre Eau-Terre-Environnement, INRS-ETE

Centre Eau Terre Environnement
490, rue de la Couronne
INRS-ETE
Québec
Québec, Canada
G1K 9A9

418.446.0120
preskienis@yahoo.com

 

 


 
 
 

Projet de recherche

Les émissions de gaz à effet de serre des lacs et des mares de l'Arctique et l’influence de la labilité du carbone

Le réchauffement rapide du climat dans les régions arctiques cause le dégel du pergélisol et la mobilisation conséquente d'un grand réservoir de carbone organique qui a été gelé pendant des millénaires. Bien que la libération de ce vieux carbone dans l'atmosphère, sous forme de dioxyde de carbone (CO2) ou de méthane (CH4), peut agir comme un mécanisme de rétroaction positive sur le climat, les connaissances sur les patrons et les vitesses des processus biochimiques impliqués alors que, différents réservoirs de carbone deviennent plus disponibles pour les écosystèmes aquatiques, sont plutôt limitées. Faisant partie d’un projet interdisciplinaire qui étudie l'influence des facteurs géomorphologiques et limnologiques sur les émissions des gaz à effet de serre (GES) des lacs et des mares de l'île Bylot, Nunavut, mon étude vise à déterminer la labilité (décomposabilité) et l'accessibilité des différents réservoirs de carbone aux micro-organismes responsables de la production des GES. La variabilité de la labilité des réservoirs du carbone est l'une des principales lacunes identifiées par les études récentes sur la vulnérabilité des réservoirs de carbone du pergélisol au réchauffement climatique.

L'étude a débuté en 2014 avec des expériences d'incubation des sédiments provenant de quatre types représentatifs de sols de polygones coins de glace et riches en matière organique: la partie supérieure de la couche active, la partie inférieure de la couche active, le pergélisol et les sédiments de lac de thermokarst. Les différents échantillons de sol ont été incubés in-situ dans des conditions ombragées dans l'une des mares peu profondes. Ces incubations ont été répétées dans des conditions contrôlées en laboratoire (température stable et obscurité). Pendant les incubations, l'oxygène dissous (O2), le CH4 et le CO2 ont été mesurés régulièrement pendant 10 jours, permettant de calculer les vitesses de consommation ou de production de gaz comme un indicateur pour la labilité du carbone. Ces expériences seront répétées en 2015 sur un plus grand éventail des différents réservoirs du carbone, et en utilisant un plus grand ensemble de bio-indicateurs afin de mieux qualifier la labilité de carbone et de mieux comprendre les tendances obtenues cette année.

 
 

Communications scientifiques

Bouchard, F., Laurion, I., Preskienis, V., Fortier, D., Xu, X., Whiticar, M.J., 2015. Modern to millennium-old greenhouse gases emitted from ponds and lakes of the Eastern Canadian Arctic (Bylot Island, Nunavut). Biogeosciences, 12(23): 7279–7298. DOI: 10.5194/bg-12-7279-2015.

 
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