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Guillaume Slevan-Tremblay

 

Étudiant 2è cycle

Département de biologie, Université Laval

Pavillon Alexandre-Vachon
1045 avenue de la Médecine
Université Laval
Québec
Québec, Canada
G1V 0A6

418.656.2131 poste 6327
guillaume-michel.slevan-tremblay.1@ulaval.ca

 

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Projet de recherche

Effets de la prédation sur le broutement des lemmings dans l’Arctique canadien

La compréhension des réseaux trophiques des écosystèmes terrestres de l’Arctique en perpétuel changement devient de plus en plus importante dans le contexte des changements globaux. Au cœur des préoccupations se retrouve l’étude des populations de lemmings qui sont reconnues pour fluctuer périodiquement selon un cycle variant de 3 à 4 ans. Les lemmings sont une pièce maîtresse du régime alimentaire de la plupart des carnivores arctiques, ce qui soulève un important débat à savoir si leurs fluctuations sont contrôlées par la prédation (top-down) ou la végétation (bottom-up). La toundra étant reconnue comme un environnement dans lequel la productivité primaire est faible, la disponibilité en nourriture pourrait contribuer aux fluctuations des populations de lemmings, particulièrement lors des périodes de forte abondance. La surconsommation de la végétation a été proposée comme un facteur influençant les cycles de lemming, notamment en Scandinavie et en Alaska. Toutefois, il semble que dans plusieurs autres régions arctiques et subarctiques, les populations de lemmings seraient plutôt contrôlées par la prédation.
L’objectif principal de mon étude est d’évaluer l’impact indirect de la prédation sur le broutement des lemmings dans un dispositif expérimental où les prédateurs ont été exclus. Mon travail se concentre sur les populations de lemmings bruns (Lemmus sibiricus) et de lemmings variables (Dicrostonyx groenlandicus) de l’Île Bylot, Nunavut. En absence de prédation, nous prédisons que les lemmings devraient atteindre des niveaux de population suffisants pour avoir un effet fort et détectable sur la végétation, ce qui ne sera pas le cas dans les zones témoins où ils sont exposés à la prédation. Afin de vérifier cette prédiction, nous allons mesurer l’impact du broutement des lemmings à l’aide d’exclos où les lemmings sont exclus, à la fois à l’intérieur de la zone clôturée de 8 ha où les prédateurs sont exclus depuis 2013, et à l’extérieur dans une zone témoin avec prédateurs.
Ce projet relève d’une importance particulière étant donné la sensibilité des écosystèmes nordiques aux changements climatiques, car le climat pourrait également avoir un contrôle sur les relations trophiques dans les écosystèmes Arctique. Des perturbations environnementales pourraient potentiellement altérer les cycles fluctuations des lemmings et mener à un dérèglement écosystémique. Éventuellement, les résultats de ce projet pourront contribuer à une meilleure gestion des écosystèmes nordiques en améliorant la compréhension des relations trophiques.

 
 

Communications scientifiques

Fauteux, D., Slevan-Tremblay, G., Gauthier, G., Berteaux, D., 2017. Feeding preference of brown lemmings (Lemmus trimucronatus) for plant parts of Arctic willow (Salix arctica) . Polar Biology, 40(11): 2329–2334. DOI: 10.1007/s00300-017-2147-7.

 
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