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Mathieu Boudreau

 

Étudiant 2è cycle

Département de biologie, chimie et géographie, UQAR

Campus de Rimouski
300 Allée des Ursulines
UQAR
Rimouski
Québec, Canada
G5L 3A1

418.723.1986 poste 1975
Mathieu.Boudreau@uqar.ca

 

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Projet de recherche

Évolution de la qualité de l'habitat forestier de la gaspésie pour le caribou et ses prédateurs au cours du 20ième siècle

Depuis le début de l’ère industrielle, les activités humaines, particulièrement l’agriculture et la foresterie, ont eu un impact important sur la forêt retrouvée au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. Une comparaison de la configuration de la forêt actuelle avec celle de la forêt préindustrielle révèle que les principaux changements survenus pour cette région réfèrent à l’augmentation des jeunes peuplements en régénération, l’augmentation de l’abondance d’espèces de début de succession et la diminution de l’abondance des peuplements surannés. Ces changements dans le paysage peuvent éventuellement avoir un impact sur la diversité et l’abondance de la faune, puisque l’habitat d’une espèce peut être fragmenté ou perdu au fil du temps. La population de caribou montagnard de la Gaspésie (Rangifer tarandus caribou), un élément de biodiversité irremplaçable au Canada, occupe les hauts massifs gaspésiens et a connu un important déclin au cours des dernières décennies. L’effectif de la population, estimé entre 700 et 1500 individus dans les années 1950, était d’environ 150 individus au début des années 2000. Aujourd’hui, le coyote (Canis latrans) et l’ours noir (Ursus americanus) exercent une forte pression de prédation sur les faons de caribous lorsqu’ils sont le plus vulnérables et ceci semble être le facteur affectant négativement le maintien à long terme de la population de caribou de la Gaspésie. La présence d’un plus grand nombre de prédateurs dans la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie serait ultimement due aux activités anthropiques, qui peuvent augmenter la représentation des habitats favorables à la prolifération de ces prédateurs. Le but de mon projet de maîtrise est de documenter l’impact des changements de composition et de structure des peuplements forestiers et, ultimement, de qualité d’habitat pour le caribou et ses prédateurs au cours du dernier siècle. Mon projet se divise en deux objectifs. Le premier est d’utiliser la cartographie existante du paysage forestier de la péninsule Bas-Saint-Laurent/Gaspésie et de mesurer la différence dans la représentation des différents types de couverts forestiers, dont les parterres en régénération, pour différents intervalles de temps au cours du dernier siècle. La superficie occupée par les différents types de couverts forestiers étudiés (p. ex. : les pourcentages de peuplements résineux, feuillus, mélangée et en régénération) sera estimée à l’aide d’un système d’information géographique et permettra de documenter l’évolution de la matrice forestière depuis l’immigration du coyote, un résident relativement récent de la péninsule Bas-Saint-Laurent/Gaspésie. Le deuxième objectif est d’utiliser des fonctions de sélection des ressources afin d’estimer l’évolution de la probabilité relative d’occurrence et de cooccurrence des trois espèces à l’étude selon la représentation des composantes forestières retrouvées dans l’habitat. Les résultats seront géoréférencés à l’échelle de la péninsule Bas-Saint-Laurent/Gaspésie pour différents intervalles de temps au cours du dernier siècle. À terme, ce projet permettra d’identifier la variation temporelle de la composition et la configuration de la matrice forestière qui permettraient de limiter les probabilités de rencontre entre le caribou et ses prédateurs. .

 
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