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Mikael Larose

 

Étudiant 2è cycle

Département de biologie, Université de Sherbrooke

Campus de Sherbrooke
2500, boul. de l'Université
Université de Sherbrooke
Sherbrooke
Québec, Canada
J1K 2R1

819. 821.8000 poste 62059
mikael.larose@hotmail.com

 

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Projet de recherche

L'organisation sociale chez le chamois dans les Alpes italiennes

Mon projet de recherche vise à déterminer l’organisation sociale du chamois (Rupicapra rupicapra) en analysant la composition de groupe, les interactions sociales ainsi que les liens génétiques entre individus. Les raisons pour l’évolution de la socialité ainsi que les méthodes pour décrire les organisations sociales ont été abordées par diverses sciences dans le passé. Bien qu’il fût d’abord et avant tout utilisé pour décrire des relations entre êtres humains, les méthodes pour décrire la socialité sont aujourd´hui intégrées à l’étude de la socialité chez les animaux. De ce fait, il existe un large éventail de littérature démontrant la présence de variabilité dans la structure sociale. Non seulement il en révèle la présence, mais à l’intérieur de celle-ci, il peut exister des formes d’organisations hiérarchiques basées sur des interactions sociales entre individus. Pour illustrer les variations en socialité, le concept de réseaux sociaux a vu le jour. Ce dernier permet d’analyser en un même temps, des variables telles que des interactions agonistiques, les emplacements géographiques ou la génétique. Mon étude a lieu au Parc National des Alpes Maritime (PNAM) qui se situe dans la région de Piedmont en Italie. Le site d’étude constitue un regroupement de 7 vallées, avoisinant une altitude de 1700 à 3000 mètres. Les chamois sont capturés et marqués, ce qui permet d’identifier chaque individu de façon unique, et ce, grâce à un collier et des étiquettes d’oreilles. Également, lors de chaque capture, un éventail de mesures physiques ainsi que physiologiques y sont effectuées. Les individus marqués retrouvés sur le terrain sont observés sur une période de dix minutes permettant de noter la composition du groupe et les interactions qui s’en suivent. Depuis 2007, 66 mâles et 127 femelles ont été marqués. Dans un premier temps, grâce aux observations de compositions des groupes récoltées sur une période de 6 ans, la construction d’un réseau social permettra d’identifier les facteurs qui expliquent les compositions de groupe. Ce dernier s’effectuera en quantifiant les niveaux d’association préférentielle entre les différents individus. Deuxièmement, par l’entremise des données de comportements agonistiques, je vais analyser la hiérarchie établie dans les divers sous-groupes. Troisièmement, avec les échantillons d’ADN récupérés lors des captures, je vais calculer l’apparentement génétique entre les individus. Finalement, grâce à l’analyse de réseaux sociaux, je serais en mesure de superposer ces données dans le but d’obtenir une idée plus éclaircie de structure sociale en déterminant si les sous-groupes se composent majoritairement de femelles démontrant un fort lien de parenté. De plus, ces informations permettront d’indiquer la présence d’individus qui font le pont entre les sous-populations. Ces informations sont vitales pour comprendre les mécanismes d’infection parasitaire en plus d’assurer la transmission sociale des connaissances et le flux génétique.

 
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