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Caroline Pinsonnault

 

Étudiante 2è cycle

Département de biologie, chimie et géographie, UQAR

Campus de Rimouski
300 Allée des Ursulines
UQAR
Rimouski
Québec, Canada
G5L 3A1

418.723.1986 poste 1364
cpinsonnault@gmail.com

 

 


 
 
 

Projet de recherche

Influence de la morphologie de l’estran sur l’aléa érosion sur la côte sud de l’estuaire maritime et du golfe du Saint-Laurent

Le rôle de l’estran dans les processus d’érosion côtière est peu connu. Une meilleure compréhension du rôle de l’estran permettrait d’utiliser les caractéristiques morphologiques de la zone intertidale afin d’améliorer la cartographie des risques d’érosion. La côte sud de l’estuaire maritime et du golfe du Saint-Laurent, plus précisément entre Rimouski et Ste-Anne-des-Monts, a été choisie comme site d’étude pour sa dynamique côtière, peu étudiée jusqu’à maintenant, ainsi que pour sa variété de types de côte. Dans le contexte de changements climatiques, le taux d’érosion risque fortement de s’accentuer, en partie à cause de l’augmentation en force et en fréquence des tempêtes, ce qui aura un impact important sur les communautés littorales (Friesinger et Bernatchez, 2010; GIEC, 2007). En effet, plus de 50% des côtes de la région maritime du Québec sont sensibles à l’érosion et la population y est essentiellement côtière (Savard et al., 2009). Il est donc impératif de favoriser les études sur l’identification des facteurs clés influençant l’érosion côtière et de leur degré d’impact afin d’améliorer la gestion des risques dans ces régions. Ce projet s’insère dans le cadre des recherches de la Chaire en géoscience côtière dirigée par le professeur Pascal Bernatchez.

 

L’objectif principal de ce projet est de déterminer les caractéristiques géomorphologiques de l’estran (largeur, pente, structure, type de substrat, variations topographiques) sur la vitesse de recul de la côte et ce, pour les différents types de côtes de la région à l’étude (falaise rocheuse, falaise meuble, terrasse de plage, marais maritime). La méthodologie est divisée en quatre grandes étapes. Tout d’abord, une analyse multidate par photo-interprétation (1960-2012 et 2009-2012) sera faite afin de voir l’évolution historique du trait de côte entre Rimouski et Ste-Anne-des-Monts ce qui permettra de choisir les sites où l’érosion est la plus importante et où des analyses plus détaillées seront effectuées. La deuxième étape du projet sera de réaliser une typologie des côtes à l’aide des éléments suivant : description des estrans; présence et répartition des méga blocs; falaise meuble, falaise rocheuse ou terrasse de plage en arrière de l’estran; pendage, orientation et rugosité des plates-formes rocheuses. Deux éléments très importants à caractériser sont la largeur et la topographie de l’estran car ils pourraient influencer la réfraction des vagues (freinage par le fond) et ainsi, ralentir l’érosion du trait de côte. La troisième étape consistera à (1) calculer les caractéristiques morphométriques (pente, variation topographique et largeur du trait de côte) grâce au logiciel R et à (2) les comparer avec les taux d’érosion pour chaque site dans le but de mettre en avant des corrélations possiblement existantes. Finalement, l’analyse des résultats fera ressortir les caractéristiques clés de la morphologie des estrans qui influencent le plus la vitesse d’érosion côtière.

 

Les résultats attendus de ce projet contribueront à l’amélioration des critères de cartographie des risques naturels côtiers et à la détermination de la largeur de la bande de protection conseillée. Ainsi, cela permettra d’augmenter la précision de la délimitation des zones les plus vulnérables actuellement et dans le futur.

 

Friesinger S., Bernatchez P. (2010). Perceptions of Gulf of St. Lawrence coastal communities confronting environmental change: Hazards and adaptation, Québec, Canada.Elsevier, Ocean & Coastal Management, vol. 53 (11), pp. 669-678.

GIEC (2007). Bilan 2007 des changements climatiques. Contribution des Groupes de travail I, II et III au quatrième Rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. GIEC, Genève, Suisse, 103 pages.

 Savard J.-P., Bernatchez P., Morneau F., Saucier F. (2009). Vulnérabilité des communautés côtières de l´est du Québec aux impacts des changements climatiques. EDP Sciences, La Houille Blanche, no2, pp. 59-66.

 
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