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Émilie Hébert-Houle

 

Étudiante 2è cycle

Département des sciences de l’environnement, UQTR

Pavillon Léon-Provancher
3351, boul. des Forges
UQTR
Trois-Rivières
Québec, Canada
G9A 5H7

819.376.5011 poste 3339
hebertho@uqtr.ca

 

 


 
 
 

Projet de recherche

Perception des élèves et défis de décolonisation dans la phase d'implantation du programme Avativut au Nunavik

Depuis quelques années, la Commission scolaire Kativik (CSK) collabore avec des chercheurs de l'UQTR et de l'INRS pour développer plusieurs situations d’apprentissage et d’évaluation (SAÉ) en science et technologie au secondaire. Ces SAÉ impliquent les élèves dans les activités de suivi environnemental dans le but de rendre la science plus pertinente et accessible en plus d'établir des ponts entre la science, la communauté et les connaissances écologiques traditionnelles. Avativut a été officiellement incorporé au curriculum des sciences et technologie au secondaire du Nunavik en août 2012.
Avativut est un jeune programme éducatif qui vise à favoriser un plus grand intérêt envers les sciences de l’environnement, ainsi que dans l'enseignement scolaire de façon plus générale, pour les jeunes Inuits. Si quelques programmes mis en œuvre à travers la planète et dans l'Arctique (tels que Globe, Inuits Siku Atlas, la mer de Béring Sous- Net-Work) impliquent les jeunes dans la suivi environnemental, à ce jour, l'impact de ces programmes sur les jeunes et leur communauté ont rarement été évalués. Ma recherche vise donc à combler ces lacunes.
Dans ce contexte, mes questions et objectifs visent à mesurer et à évaluer l'impact du projet sur les jeunes Inuit Avativut à l'heure actuelle (dans sa phase d’implantation) :

1. Décrire et comprendre l’expérience et la perception de l’élève dans sa participation à Avativut.
2. Décrire et comprendre la réception de l’élève avant et après sa participation à Avativut.
3. Évaluer qu’est-ce que les élèves intègrent de leur participation à la SAÉ.
4. Observer si la relation à la science, aux sciences environnementales et ou à l’école a changé, évaluer dans quelle mesure et comment.
5. Définir et positionner Avativut dans les initiatives de décolonisation en science environnementale et en science de l’éducation.

Comme l'objectif principal de cette recherche est d'obtenir une meilleure compréhension de l'impact pour les élèves de participer à Avativut dans leur cours de science, cette recherche sera menée par une approche qualitative. Plus précisément, le terrain consiste à passer quatre semaines dans un village, à l'école et avec les classes (secteurs français et anglais) impliquées dans Avativut au cours de l’année académique. Trois différentes méthodes de collecte de données sont utilisées :

- Observation participative : menées dans les classes de sciences quand le matériel couvert est lié au projet Avativut. Pendant ces cours, je suis impliqué activement dans les activités liées à Avativut, en collaboration avec le professeur de science et les étudiants.
- Groupe de discussion : organisés avec les étudiants après l'achèvement des activités et de l’observation participative.
- Entrevues semi-dirigée: menées avec les enseignants afin d'évaluer leur perception de l'attitude et de la réception des étudiants des activités liées au projet Avativut.

La combinaison de ces différentes méthodes permet la collecte des données à partir de différents points de vue et/ou de sources. L'analyse permet ainsi la triangulation des données ce qui garantit une plus grande fiabilité des résultats. Après une première analyse, les résultats seront retournés aux enseignants pour validation. Des résultats préliminaires seront régulièrement envoyés à la Commission scolaire Kativik (CSK) au cours du projet de recherche.

 
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