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Catherine-Alexandra Gagnon

 

Étudiante 3è cycle

Département de biologie, chimie et géographie, UQAR

Université du Québec à Rimouski (UQAR) 300, allée des Ursulines, C. P. 3300
UQAR
Rimouski
Québec, Canada
G5L 3A1

418.723.1986 poste 1911
catherine-alexandra.gagnon@uqar.ca

 

 


 
 
 

Projet de recherche

Résilience et vulnérabilité en lien avec les ressources fauniques dans deux communautés de l'Arctique canadien

Plusieurs communautés arctiques se caractérisent par les liens culturels et économiques étroits qu’ils entretiennent avec la faune qui les entoure. Dans l’Arctique, Humains et ressources fauniques sont en fait les composantes d’un même système socio-écologique qui subit actuellement des transformations rapides à cause des pressions globales telles les changements climatiques et le développement économique. Suite à ces pressions, des systèmes régionaux entiers seront transformés. Par exemple, les changements climatiques vont affecter l’abondance et la distribution de plusieurs espèces, ce qui en retour aura des impacts sur la sécurité alimentaire et le mode de vie des Autochtones du Nord. Les ressources fauniques sont donc une composante importante à considérer dans l’évaluation de la résilience et de la vulnérabilité des systèmes socio-écologiques arctiques face aux changements du 21e siècle. Dans une étude de vulnérabilité, une emphase sur les ressources fauniques pose les questions suivantes : quels sont les principaux facteurs causant des changements dans les patrons de distribution et d’abondance des espèces? Qu’est-il possible de projeter et d’anticiper quant à ces patrons dans le futur? Quelles seront les conséquences possibles en terme de vulnérabilité/opportunités pour les communautés humaines de l’Arctique? Comment les institutions de gestion influencent-elles ces vulnérabilités/opportunités? Comment savoir écologique local (SÉL) et savoir scientifique peuvent-il interagir face à ces questions? En me basant sur un cadre d’analyse de résilience et de vulnérabilité, les objectifs de ce projet sont de 1) D’utiliser une approche participative pour identifier les espèces les plus importantes pour les communautés; 2) Utiliser une combinaison de SÉL et de données scientifiques écologiques pour identifier et documenter les changements dans l’abondance et la distribution de ces espèces; 3) Utiliser le savoir recueilli dans l’objectif 2, combiné aux données de projection climatiques, pour évaluer les vulnérabilités futures des systèmes socio-écologiques à l’études; 4) Évaluer comment les institutions de gestion de la faune, à différentes échelles, peuvent influencer la résilience, la vulnérabilité et la capacité d’adaptation de ces systèmes et enfin 5) tout au long du projet, structurer l’échange et l’intégration de différentes formes de savoir pour construire des méthodes exportables d’intégration du SÉL et savoir scientifique en recherche et gestion environnementale. Aire d’étude et méthodologie : ce projet sera conduit en collaboration avec les communautés d’Aklavik (T.-N.-O; 68°13’ N, 135°00’ W) et Pond Inlet (Nunavut; 72°41’ N, 77°59’ W) et couvrira la région comprenant les territoires de chasse traditionnellement et actuellement utilisés ces communautés. Ces deux communautés sont encore partiellement dépendantes des ressources fauniques, elles sont toutes deux affectées par la perspective de nouvelles industries minière et pétrolifères, mais le climat s’est beaucoup plus réchauffé dans la région d’Aklavik qu’à Pond Inlet. Aklavik, via le projet “Arctic Borderlands Ecological Knowledge Co-op (ABEKC)”, a participé depuis plus de dix ans à un suivi annuel des conditions de plusieurs espèces basé sur les connaissances locales de 20 chasseurs. Pond Inlet a déjà fait l’objet d’une étude sur les connaissances locales liées à une partie de la faune. Ainsi le projet s’appuie sur des bases connues. Les résultats d’entrevues semi-dirigées, de groupes de discussion, de questionnaires, d’analyses de données disponibles via le projet ABEKC et de données scientifiques disponibles seront combinées pour répondre aux objectifs 1-2-3. Des méthodes d’analyse incluant les données qualitatives (ex. les analyses bayésiennes ou modèle théorique d’évaluation de la résilience) seront considérées. Les mécanismes de gestion actuels seront analysés pour décrire les sources de connaissances utilisées dans la gestion et évaluer comment la gestion faunique en place influence (positivement ou négativement) la vulnérabilité des systèmes à l’étude (Objectif 4). Entrevues semi-dirigées, groupes de discussion, questionnaires et camps de terrain permettront de tester l’efficacité de méthodes diverses d’échange et d’intégration d’information afin de comparer leur efficacité respective (Objectif 5).

 
 

Communications scientifiques

Gendreau, Y., Gagnon, C.-A., Berteaux, D., Pelletier, F., 2012. Cogestion adaptative des parcs du Nunavik dans un contexte de changements climatiques. Téoros, 31(1): 61-71.

Berteaux, D., Abraham, K.F., Gagnon, C.-A., Robus, J., 2011. Integrating scientific and traditional ecological knowledge. Pages 100-110 dans Gauthier, G., Berteaux, D. (Éditeurs). ArcticWOLVES: Arctic Wildlife Observatories Linking Vulnerable EcoSystems - Final synthesis report. Centre d'études nordiques, Université Laval.

Gagnon, C.-A., Berteaux, D., 2009. Integrating traditional knowledge and ecological science: A question of scale. Ecology and Society, 14(2): 19 (online).

 
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