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impact du climat
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Le International Tundra Experiment (ITEX) est un réseau de scientifiques provenant de plus de 11 pays et étudiant les plantes dans plus de deux douzaines de sites situés dans l’Arctique. Le but principal du réseau ITEX est de comprendre les réactions des plantes de la toundra aux changements climatiques, et plus spécifiquement à un réchauffement des températures estivales. Saxifraga oppositifolia © Esther Lévesque

Afin de répondre à leurs question, ITEX a élaboré des protocoles de recherche simples, qui peuvent permettre aux scientifiques de faire des expériences similaires dans différents sites de l’Arctique. Le grand avantage de faire des expériences similaires est de pouvoir par la suite comparer les résultats obtenus dans différents sites.

Le projet d’études écologiques et de suivi environnemental de l’Île Bylot est considéré comme un site d’étude officiel du réseau ITEX depuis 1999. Dans le cadre de ce projet, quatre espèces de plantes ont été suivies depuis ce temps : le Saule arctique (Salix arctica), mâle et femelle, la Saxifrage pourpre (Saxifraga oppositifolia), la Luzule trompeuse (Luzula confusa) et la Dryade à feuilles entières (Dryas integrifolia). Trente individus de chaque espèce ont été marqués et leur stade phénologique (stade de reproduction, comme la floraison ou la production de graine) a été suivi durant chaque été. Le nombre de fleurs produites par chaque individus a aussi été pris en note.

male flower Salix arctica fleur male © Esther Lévesque
female flower Salix arctica fleur femelle © Esther Lévesque

Les données amassées à partir du site ITEX donnent de l’information sur comment la reproduction des plantes (par exemple leur date de floraison) varie d’année en année. L’analyse de données climatiques peut par la suite aider à déterminer quels sont les facteurs climatiques qui influencent le plus la reproduction des plantes. Dans une perspective plus large, comprendre la relation entre les plantes et différents facteurs climatiques peut aider à comprendre comment ces plantes vont réagir à un réchauffement climatique.

 

Résultats

Date de première floraison

Nous reconnaissons que 5 ans de données représentent une petite période de temps pour établir des liens entre la phénologie des plantes et des facteurs environnementaux. Néanmoins, quelques tendances ont pu être observées grâce à nos données.

Pour chaque espèces, la date de première floraison entre les individus de l’espèces a montré très peu de variation au cours d’une année. Par contre, la date de première floraison de chaque espèce a montré de grandes variations inter-annuelles. Ceci veut dire que pendant un été, la plupart des individus d’une espèce donnée produisent leurs fleurs aux alentours de la même date. En revanche la date de première floraison varie grandement d’une année à l’autre.

Pour les quatre espèces étudiées, la date de première floraison ne semblait pas influencée par les conditions climatiques de l’été précédent (Degrés-jours [DJ] et nombre de jours au-dessus de 0°C). Par contre, les dates de première floraison de ces espèces semblaient influencées par les conditions climatiques de la saison actuelle de croissance, avant la floraison (notamment le nombre de DJ en juin). Pour S. oppositifolia, cette influence était particulièrement prononcée, avec des dates de première floraison hâtives lorsque le mois de juin était chaud (grand nombre de DJ).

En effet, pour toutes les espèces de plantes excepté S. arctica femelle, la floraison était reliée au nombre de DJ en juin et était plus hâtive quand le mois de juin était chaud.

 

Étant donné que certaines données sont manquantes pour les premières années de l’étude, il est impossible d’évaluer la relation entre le climat et le nombre de fleurs produites. Avec les années, l’accumulation d’une plus grande base de données nous permettra de mieux définir cette relation.