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Les Renards arctiques sont les principaux prédateurs de l’Île Bylot et leur proie favorite est un petit mammifère appelé lemming. Les populations de lemmings sont cycliques, c’est-à-dire qu’elles passent par des périodes de grande à faible abondance tous les 3 à 5 ans (voir Lemmings). Arctic Fox - Renard arctique © Gilles Gauthier

Lorsque les lemmings sont abondants, les Renards arctiques peuvent survivre en s’alimentant principalement de ces petits mammifères. Toutefois, en période de faibles densités de lemmings, les renards doivent mettre plus d’efforts à rechercher des proies alternatives, comme les œufs d’oies et les jeunes oies de l’année (oisons). Par contre, étant donné que les oies protègent efficacement leur nid contre les prédateurs, il est plus difficile pour les renards de voler des œufs ou des oisons que d’attraper des lemmings.

Même si les Renards arctiques de l’Île Bylot peuvent compenser pour la rareté des lemmings avec des proies alternatives, leur population reste largement influencée par l’abondance des lemmings. En effet, l’effort reproducteur du renard (nombre et taille des portées) semble très étroitement relié à la disponibilité des lemmings. Les années suivant les pics d’abondance de lemmings, les renards sont en meilleure condition physique et plusieurs d’entre eux se reproduisent. Le nombre de renardeaux dans chaque portée est aussi plus grand. À l’opposé, les années suivant une faible abondance de lemmings, seulement quelques portées sont observées et leur taille est plus petite.

fox den - tanière de renard © Gilles Gauthier

Comprendre les populations de Renards arctiques représente un objectif important du projet de suivi écologique à l’Île Bylot. À tous les ans depuis 1993, nous suivons la reproduction du Renard arctique. Ceci s’effectue par la recherche et le suivi des tanières, dans la Vallée Qarlikturvik ainsi que dans les environs de la colonie principale d’oies (30 km au sud de la Vallée Qarlikturvik). À chaque année, toutes les tanières connues (51 en 2002) sont visitées au moins une fois, de la fin juin au début juillet, afin de noter toutes traces d’activité. Les tanières où des signes d’activité ont été notés sont revisitées à la fin de l’été pour déterminer s’il y a présence de portées, ainsi que le nombre de renardeaux par portée. Pendant ces visites, nous avons observé la présence de Renards roux. Par conséquent, leur reproduction a également été inclue dans notre programme de suivi à long-terme.

 

De 1996 à 2000, les relations existant entre les Renards arctiques, les lemmings et les oies ont été examinées en détails. Ainsi, plusieurs questions reliées à l’impact de la prédation du Renard arctique sur la population de la Grande Oie des neiges ont été élucidées.

Depuis l’été 2003, le recensement et le suivi de tanières se sont aussi élargis à une région couvrant 600 km². Cette expansion a permis d’augmenter le nombre de tanières connues à 99 (48 tanières de plus qu’en 2002). Certains renards ont également été capturés et marqués à l’aide d’un collier émettant des fréquences radio, ce qui permet d’étudier l’activité et le régime alimentaire des renards lorsqu’ils sont à leur tanière.

Arctic Fox stealing a goose egg - Renard arctique volant un oeuf d'oie © Joël Bêty

 

Résultats

Relation entre l’abondance des lemmings et la reproduction des renards

Tel que mentionné précédemment, l’effort de reproduction des renards arctiques et roux semble étroitement lié à l’abondance des lemmings. Cependant, depuis l'agrandisement de la zone d'étude des tannières en 2003, cette relation est moins claire et nous ne possédons pas d’information sur l’abondance des lemmings de ces nouvelles zones. Il se pourrait que l’abondance de lemmings y soit différente ou non-synchronisée par rapport à ce que nous avons observé à nos sites traditionnels de recensement (voir Lemmings).

 

Activité des renards près des tanières

Le pourcentage de tanières connues où des signes d’activité (creusage ou restes frais de proies) sont observés varie énormément d’une année à l’autre. Ce pourcentage est considéré comme un indice d’abondance des renards. Cependant les variations des reproduction des renards est différentes mais ellespeuvent être expliquées par le cycle des populations de lemmings. Effectivement, les années où le pourcentage de tanières avec des renardeaux est faible correspond aux années où l’abondance des lemmings est également faible.